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	<title>De ci de la, de briques et de bois &#187; frontière</title>
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	<description>Un tour du monde des architectures</description>
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		<title>Mission : Impossible</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Dec 2012 06:30:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Fabien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[12 VIETNAM]]></category>
		<category><![CDATA[difficultés]]></category>
		<category><![CDATA[frontière]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>La journée s&rsquo;étirait, chaude et humide, pesante auraient dit certains. E. et F. étaient installés sur leurs transats devant la piscine à profiter du soleil vietnamien tout en travaillant à apporter de nombreux articles de qualité à leur blog, articles attendus par <del>des milliers</del> de nombreuses personnes, espéraient-ils, tout en sirotant des boissons (non alcoolisées bien évidemment). Rien d&rsquo;important ne devait se dérouler ce jour là, et E. noircissait son cahier d&rsquo;idées brillantes et de phrases percutantes sur leur séjour dans la paisible Hoi An. Soudain, une serveuse, survenue de nulle part, se posa devant F. , lui faisant de l&rsquo;ombre. Intrigué, ce dernier se releva.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Excuse me sir, I think it is yours&nbsp;&raquo; [Excusez-moi monsieur, je crois que cela vous appartient]</p>
<p>Sur le plateau porté la femme trônait un lecteur musical portable qui était inconnu de l&rsquo;homme.</p>
<p>&laquo;&nbsp;I am sorry, but it is not mine.&nbsp;&raquo; [Je suis désolé, mais ce n&rsquo;est pas le mien.]</p>
<p>&laquo;&nbsp;You don&rsquo;t understand sir? I am sure that it is yours!&nbsp;&raquo; [Vous ne comprenez pas monsieur? Je suis sûre que c&rsquo;est le votre!] répondit-elle en regardant F. intensément dans les yeux.</p>
<p>F. , de plus en plus interloqué, enleva ses lunettes de soleil et se saisit de l&rsquo;objet. Après avoir ajusté les écouteurs, il lança l&rsquo;unique piste sonore contenue dans le lecteur. Un léger craquement, comme un disque en mauvais état, se fit entendre, suivi par une voix…</p>
<p>&laquo;&nbsp;Bonjour monsieur F. Votre visa vietnamien va bientôt expirer, et de nouvelles aventures vous attendent ailleurs. Votre mission, si vous l&rsquo;acceptez, sera de quitter le Vietnam avec E. par la frontière du nord-est du Cambodge, plus discrète car moins connue, sans prendre l&rsquo;avion, pour aller dans la province reculée du Ratanakiri, débroussailler le chemin car peu d&rsquo;information sont disponibles, et prouver au ministère des affaires étrangères que <a title="Ministère des affaires étrangères" href="http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/conseils-par-pays/cambodge-12304/" target="_blank">ses fiches d&rsquo;informations sont erronées</a> (la frontière O&rsquo;Yadav-Le Thanh n&rsquo;est pas à destination du Laos!). Vous avez quatre jours pour accomplir cette mission. Evidemment, si vous ou E. étiez capturés, le gouvernement Français nierait avoir eu connaissance de vos activités.&nbsp;&raquo;</p>
<p>&laquo;&nbsp;Ah, au fait, &laquo;&nbsp;si vous l&rsquo;acceptez&nbsp;&raquo; est une formule, vous n&rsquo;avez pas le choix&nbsp;&raquo;.</p>
<p>F. , connaissant ses classiques, jeta l&rsquo;objet dans la piscine avant que celui-ci n&rsquo;explose dans l&rsquo;eau, créant une vague de quelques centimètres de haut, et évita ainsi d&rsquo;être blessé.</p>
<p>Générique :</p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=mI9KhPJ-utE" target="_blank">Mission : Impossible</a></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-3837" title="Devant la piscine" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/11/IMG_1795.jpg" alt="Devant la piscine" width="470" height="351" /><span id="more-3857"></span>&#8212;-</p>
<p><a title="Au commencement…" href="http://www.2ci2la.fr/au-commencement/" target="_blank">Souvenez-vous…</a> C&rsquo;était il y a un peu plus de deux ans, nous avions rejoint au Vietnam Sandrine, la soeur d&rsquo;Élodie, Philippe son mari, Marine et Mathis, famille partie elle aussi vadrouiller aux <a title="Le blog de voyage de Sandrine" href="http://www.les4coinsduglobe.com/" target="_blank">quatre coins du globe</a>. A l&rsquo;occasion de nos retrouvailles, nous avons visité le sud du pays, Ho Chi Minh Ville (ou Saigon pour les intimes) et le delta du Mekong, aussi nous ne souhaitions pas y retourner (mais c&rsquo;est quand même beau) et préférions découvrir de nouveaux horizons. D&rsquo;où la sortie en plein centre du pays, et une démarche qui va surprendre plus d&rsquo;une personne sur place.</p>
<p>La veille de notre départ ver Kon Tum, la première étape de ce périple vers l&rsquo;inconnu, nous nous étions penché sur le problème de trouver le bus sans trop de difficulté à Danang, la ville la plus grande de la région de Hoi An, et point de départ des bus longues distances. Les horaires théoriques ne nous arrangeaient guère &#8211; six heure du matin plus une heure de taxi en amont, ou dix sept heure pour un trajet de nuit, pas plus emballant. Mais alors que nous nous résignions à essayer le &laquo;&nbsp;troisième horaire mystère&nbsp;&raquo;, la gérante de l&rsquo;hôtel vient nous demander nos plans pour les jours à venir, elle nous annonce qu&rsquo;elle va se renseigner. Et elle y va. Après quelques coups de téléphone, elle raccroche et nous annonce : &laquo;&nbsp;Bonne nouvelle, il y a un bus demain à neuf heure&nbsp;&raquo;! Puis, prenant un papier et un stylo, elle note quelques instructions en nous disant : &laquo;&nbsp;Donnez les au chauffeur de taxi demain, je ne veux pas qu&rsquo;il y ait un problème&nbsp;&raquo;. Évidement on ne connait pas la nature exacte du mot.</p>
<div id="attachment_3868" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-medium wp-image-3868" title="A la gare de Pleiku (vous découvrirez que la méthode de placement des photos est surtout ici pour boucher les trous et vous permettre de respirer!)" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/11/DSC00747-470x626.jpg" alt="A la gare de Pleiku (vous découvrirez que la méthode de placement des photos est surtout ici pour boucher les trous et vous permettre de respirer!)" width="470" height="626" /><p class="wp-caption-text">A la gare de Pleiku, l&#39;ultime lieu civilisé du Vietnam!</p></div>
<p>Levés à six heure le lendemain, nous partons avec le taxi un peu plus d&rsquo;une heure plus tard pour être vers huit heure trente au maximum à l&rsquo;arrêt de bus. En y arrivant, le pilote, contrairement à l&rsquo;habitude, ne nous dépose pas à l&rsquo;entrée mais cherche un endroit particulier, visiblement. Nous réaliserons assez vite qu&rsquo;il cherche la compagnie des bus pour Kon Tum, conformément aux mystérieuses instructions de la veille. Il négociera même pour nous les places &#8211; et la rallonge pour nos volumineux bagages qui prennent une partie du coffre.</p>
<div id="attachment_3864" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-3864" title="En minibus, qu'est-ce qu'on s'amuse!" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/11/DSC00725.jpg" alt="En minibus, qu'est-ce qu'on s'amuse!" width="470" height="353" /><p class="wp-caption-text">En minibus, qu&#39;est-ce qu&#39;on s&#39;amuse! (photo prise durant le trajet de Hoi An à Kon Tom)</p></div>
<p>Nous voici bien vite installés au fond du mini-bus, dossiers inclinés dans le mauvais sens, tant le coffre derrière nous est rempli avec, juste au dessus, de plus petit &#8211; mais pas moins pesants &#8211;  sacs menaçant de nous tomber dessus au moindre coup de frein un peu violent. À côté de nous se trouvent deux places vides : le mini-bus a en effet quinze places assises, réparties comme il suit : trois à l&rsquo;avant, puis trois rangées de quatre sièges ou strapontins. Nous nous retrouvons donc fort logiquement à… Dix-neuf! Sur les deux places disponibles à nos côtés, on placera trois vietnamiens, et ainsi de suite. Autant dire qu&rsquo;on est tassés! C&rsquo;est parti pour cinq heures la tête dans les haut-parleurs du véhicule avec un voyageur vomissant régulièrement devant nous et un jeune narcoleptique (ou trop fêtard) qui me confondra régulièrement avec un oreiller…</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-3879" title="Bus" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/11/Bus1.jpg" alt="Bus" width="470" height="629" />La traversée est-ouest du Vietnam nous offrira des paysages splendides, en remontant du niveau de la mer à plus de mille mètres d&rsquo;altitude, dans les haut-plateaux, avec forets denses, parfois clairsemées voir inexistantes à cause de &laquo;&nbsp;l&rsquo;agent orange&nbsp;&raquo; fortement répandu dans cette région, mais aussi des chutes d&rsquo;eau et cascades merveilleuses, des montagnes toujours plus hautes sur lesquelles les nuages viennent s&rsquo;écraser, de possible &laquo;&nbsp;rainforest&nbsp;&raquo; en devenir… C&rsquo;est aussi l&rsquo;occasion pour nous de suivre une partie de la fameuse &laquo;&nbsp;piste Ho Chi Minh&nbsp;&raquo;, une piste sinueuse traversant les montagnes et forets, cachée et connue de peu de monde &#8211; à l&rsquo;époque de la guerre du Vietnam. Elle servait à acheminer discrètement armes et marchandises du nord vers le sud pour les combats contre les Américains. Réputée extrêmement dangereuse, des milliers de Viet y périrent, victimes d&rsquo;accidents, de famine et de maladies diverses (sans oublier la guerre tout simplement).</p>
<div id="attachment_3883" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-3883" title="En route vers les haut-plateaux" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/12/Capture-d’écran-2012-12-01-à-11.58.40.png" alt="En route vers les haut-plateaux" width="470" height="264" /><p class="wp-caption-text">En route vers les haut-plateaux</p></div>
<p>Kon Tum apparaîtra enfin, après plusieurs heures de route sommaire, voire en construction. La ville dévoilera très vite ses limites touristiques : peu de gens maîtrisent l&rsquo;anglais, ni les restaurateurs, ni les taxis… ni les hôteliers. Le choix de ce dernier sera d&rsquo;ailleurs vite fait, passé l&rsquo;établissement de luxe à 70$ la nuit, il n&rsquo;y a que quatre hôtels, dont trois dans la même rue. La cité en soi n&rsquo;offre qu&rsquo;un intérêt limité, en revanche nous avons été surpris par l&rsquo;accueil chaleureux des habitants, toujours souriants et prêts à décocher un &laquo;&nbsp;hello&nbsp;&raquo;! La ville a la réputation d&rsquo;être la plus agréable du Vietnam, on ne démentira pas la chose.</p>
<div id="attachment_3872" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-3872" title="Kon Tum" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/11/IMG_3512.jpg" alt="Kon Tum" width="470" height="313" /><p class="wp-caption-text">des commerces/ maisons Kon Tum</p></div>
<p>Et si la ville n&rsquo;est pas attrayante, ses alentours le sont, et toujours pour ses habitants, des minorités ethniques vivant en totales autonomies, sans taxe ou impôt à payer… mais sans aucune aide de l&rsquo;état non plus. Faute de temps, nous ne nous éloignerons pas trop, pas assez pour aller à la rencontre des &laquo;&nbsp;Montagnards&nbsp;&raquo;, une des cinq (il me semble) ethnies locales. Nous nous rapprocherons plutôt des Kon Tum, nom que portera la ville plus tard. Il est pourtant difficile de confondre les deux cités, séparées par une simple rue! L&rsquo;habitat de cette population est pour le moins spartiate, et les maisons sont moins travaillées, voire tiennent du bricolage, à l&rsquo;exception de l&rsquo;incroyable maison commune, avec son toit immense et ses piliers qui la séparent du sol. Nous n&rsquo;aurons pas d&rsquo;explication pour justifier cette architecture. Les rues ne sont pas pavées, loin de la, et les poules, cochons et vaches se déplacent en totale liberté entre les maisons, ce qui ne participe pas à un aspect global de propreté.</p>
<div id="attachment_3865" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-3865" title="Des maisons de &quot;minoritaires&quot;" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/11/DSC00726.jpg" alt="Des maisons de &quot;minoritaires&quot;" width="470" height="353" /><p class="wp-caption-text">Des maisons de &quot;minoritaires&quot;</p></div>
<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-3866" title="Maison" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/11/DSC00729-470x626.jpg" alt="Maison" width="470" height="626" /></p>
<div id="attachment_3875" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-3875" title="La maison commune du village" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/11/IMG_3528.jpg" alt="La maison commune du village" width="470" height="705" /><p class="wp-caption-text">La maison commune du village</p></div>
<div id="attachment_3880" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-3880" title="Une maison de briques et de bois!" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/12/IMG_3529.jpg" alt="Une maison de briques et de bois!" width="470" height="313" /><p class="wp-caption-text">Une maison de briques et de bois!</p></div>
<p>Pas besoin en revanche de hautes technologies pour que les informations circulent vite, en revanche, car dès qu&rsquo;un enfant nous repère, il crie aussi fort que possible &#8211; et autant de fois que nécessaire &#8211; &laquo;&nbsp;hello&nbsp;&raquo; en agitant son bras jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;on lui réponde. Le cri provoqué provoque un &laquo;&nbsp;effet boule de neige&nbsp;&raquo;, les autres gamins sortant de leurs maisons pour, eux aussi, communiquer de la même manière (si on considère que dire bonjour est une forme de communication), et ainsi de suite. On sent qu&rsquo;ils n&rsquo;ont pas vraiment l&rsquo;habitude de voir des étrangers!</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-3873" title="chemin" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/11/IMG_3525.jpg" alt="chemin" width="470" height="705" /></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-3874" title="paysans" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/11/IMG_3526.jpg" alt="paysans" width="470" height="705" /></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-3882" title="Dans les champs" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/12/S1150004.jpg" alt="Dans les champs" width="470" height="264" />Trop vite toutefois arrive le jour du départ, nous aurions vraiment aimé rester plus longtemps pour rencontrer de nouvelles personnes! Cependant, nous souhaitons franchir la frontière un jour de semaine, et attendre le lundi suivant aurait quand même pas mal amputé notre séjour dans le Ratanakiri.</p>
<p>Nous descendons de notre hôtel pour aller au bout de la rue, près du pont, et prendre un des taxi qui attend le client. Bien vite, on est assis à l&rsquo;arrière d&rsquo;un véhicule. Nous lui demandons d&rsquo;aller à la gare routière. Sympathique, le gars veut faire la causette et nous demande où nous allons, et nous lui répondons : Pleiku, une ville plus grande, à une heure de route. Lui, à la recherche de plus de bénéfice, nous annonce que pour trente dollars, il nous y amène. Nous déclinons, car le bus est à quatre vingt mille dongs, un peu moins de quatre dollars… pour deux! L&rsquo;homme ne se laisse pas abattre et baisse à vingt cinq dollars. Non merci! Arrivés, il nous aide à descendre les sacs… Nous allons au comptoir pour acheter les tickets tout se passe normalement et nous nous apprêtons à payer la somme demandée, jusqu&rsquo;à ce que le gaillard réapparaisse! Il parle aux femmes du guichet, et le bus disponibles deux minutes avant n&rsquo;existe plus, impossible d&rsquo;acheter des billets ici, il n&rsquo;y a pas de bus. On reste sur le cul. Les femmes nous annoncent que les bus pour Pleiku partent maintenant… de là où nous avions pris le taxi! On comprend vite la démarche du chauffeur qui vise à nous forcer la main.</p>
<div id="attachment_3881" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-3881" title="Cherche où se cache l’arrêt de bus de Kon Tum!" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/12/IMG_3541.jpg" alt="Cherche où se cache l’arrêt de bus de Kon Tum!" width="470" height="313" /><p class="wp-caption-text">Cherche où se cache l’arrêt de bus de Kon Tum!</p></div>
<p>On insiste, encore et encore, tant et si bien que le taxi comprend qu&rsquo;il ne fera plus affaire avec nous et qu&rsquo;il s&rsquo;en aille (en nous re-faisant au passage une ultime offre… à trente dollars!) On pose les sacs et Élodie part assez vite faire le tour des chauffeurs de bus posés ça et là pour leur pause : si on nous refuse la vente au guichet, les conducteurs, eux, se laisseront sûrement appâter par quelques billets avec des zéros dessus (pas de folies, on est au Vietnam, vingt cinq mille dong égalent un euro!). Élodie finira par trouver notre bonheur (sans pot-de-vin) et après un long moment d&rsquo;attente nous partirons.</p>
<div id="attachment_3864" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-3864" title="En minibus, qu'est-ce qu'on s'amuse!" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/11/DSC00725.jpg" alt="En minibus, qu'est-ce qu'on s'amuse!" width="470" height="353" /><p class="wp-caption-text">En minibus, qu&#39;est-ce qu&#39;on s&#39;amuse! (photo prise durant le trajet de Hoi An à Kon Tom)</p></div>
<p>Le trajet en mini-bus se déroulera sans accroc, jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;on demande au chauffeur de nous arrêter à la gare routière. Il nous déposera à un rond-point, en nous faisant comprendre que la gare est un peu plus loin, par là. Deux kilomètres en réalité, on le découvrira plus tard.</p>
<div id="attachment_3876" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-medium wp-image-3876" title="Pleiku (image internet, la ville était tellement triste qu'on a pris aucune photo)" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/11/Pleiku-470x352.jpg" alt="Pleiku (image internet, la ville était tellement triste qu'on a pris aucune photo)" width="470" height="352" /><p class="wp-caption-text">Pleiku (image internet, la ville était tellement triste qu&#39;on a pris aucune photo)</p></div>
<p>Si Kon Tum a un aspect touristique, avec ses ethnies facilement accessibles, Pleiku n&rsquo;en est pas à ce stade (il est très difficile d&rsquo;atteindre les ethnies locales sans passer par agences, autorisations spéciales et tout et tout). De grandes avenues tristes peuplées par des gens heureux (c&rsquo;est déjà ça). Nous souhaitons savoir si des bus pourraient nous déposer à la frontière (Le Thanh) et, coup de chance, il y a une agence touristique &#8211; une seule &#8211; en ville. On se décide à y aller avant de se rendre à la gare, au pire des cas. A l&rsquo;adresse indiquée par notre &#8211; vieux &#8211; guide, on trouve porte close, et on nous apprend qu&rsquo;elle a déménagé. Nouvelle adresse. On y va. Enfin presque :la rue supposée a été débaptisée il y a peu, et l&rsquo;agence, elle, a encore déménagé. On abandonne alors l&rsquo;idée de l&rsquo;agence pour aller à la gare ; on essaye d&rsquo;attraper un taxi, et de fil en aiguille, on se retrouve devant un grand bâtiment. Par hasard, mes yeux se baladent sur les noms des entreprises, et, heureuse coïncidence, l&rsquo;agence recherchée est là! Deux heures de marche, c&rsquo;est déjà pas mal.</p>
<div id="attachment_3884" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-3884" title="Un bâtiment dans ce genre… (source de l'image : Internet)" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/12/pleiku76.jpg" alt="Un bâtiment dans ce genre… (source de l'image : Internet)" width="470" height="322" /><p class="wp-caption-text">Un bâtiment dans ce genre… (source de l&#39;image : Internet, toujours)</p></div>
<p>Nous sommes accueillis par une demoiselle parlant français, et nous lui décrivons notre objectif : elle part se renseigner et revient en nous annonçant que, malheureusement, aucun bus ne part pour la frontière ou le Cambodge le lendemain, uniquement le samedi suivant. Notre vendredi étant soudainement libre, pourquoi ne pas réserver une excursion avec eux pour aller dans un village de &laquo;&nbsp;Montagnards&nbsp;&raquo;, pour la modique somme de soixante-dix dollars? Nous ne la croyons pas vraiment. Taxi pour la gare routière. Arrivés, on détaille chaque bus, chaque destination. Pas de &laquo;&nbsp;Le Thanh&nbsp;&raquo;. Aïe. Dans une compagnie qui a des bus qui se rendent au Laos, on cherche des renseignements, en vain ; personne ne parle un mot d&rsquo;anglais et il nous renvoie vers les guichets. Après un long moment d&rsquo;enquête à montrer, comptoir après comptoir, une carte de notre guide de voyage avec la frontière clairement indiquée, la nouvelle tombe : il n&rsquo;y a pas de bus pour &laquo;&nbsp;Le Thanh&nbsp;&raquo;. Tout court. Il faut prendre le bus pour &laquo;&nbsp;Duc Co&nbsp;&raquo;, le dernier village avant la frontière, et enchainer avec un taxi. En extirpant difficilement les informations, on apprendra que le bus part demain matin, entre six heure et huit heure trente. Chouette.</p>
<div id="attachment_3867" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-3867" title="A la gare de Pleiku" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/11/DSC00746.jpg" alt="A la gare de Pleiku" width="470" height="353" /><p class="wp-caption-text">A la gare de Pleiku</p></div>
<p>A l&rsquo;heure la plus matinale le lendemain, nous attendons sur des chaises en plastique. un peu plus tôt, une dame ayant compris (Alléluia) notre demande nous avait dit d&rsquo;attendre ici jusqu&rsquo;à sept heure trente (une heure trente d&rsquo;attente). A huit heure dix, le bus arrive, et à huit heure dix-huit très précisément, il repart, nous à bord. Une bonne heure et demie plus tard, et des dizaines d&rsquo;embarquements/débarquements plus tard, nous nous retrouvons seuls avec le chauffeur et son assistante, entourés de quelques maisons disséminées de ci de là, à peine plus. &laquo;&nbsp;Duc Co&nbsp;&raquo;. Je demande (avec pas mal de difficultés) à la jeune femme si il y a un bus pour la frontière. Non… Un taxi? Non… …Un motor-bike? Non. Il y a quoi alors? Rien.</p>
<div id="attachment_3869" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-3869" title="Duc Co" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/11/DSC00748.jpg" alt="Duc Co" width="470" height="353" /><p class="wp-caption-text">Duc Co</p></div>
<p>L&rsquo;affaire s&rsquo;annonce difficile! On commence à aller de commerce en commerce (ici une maison = un commerce), sans succès. Pas de bus, moto, taxi, tuk tuk, pousse-pousse, vélo, tracteur ou quoi que ce soit pour nous emmener. On commence a désespérer, Élodie commence même à faire du stop. De mon côté, je continue mon porte à porte, puis je croise le chemin d&rsquo;un minivan en partance pour Pleiku, déjà rempli de quelques passagers, curieux de ces étrangers. Je lui demande :</p>
<p>&laquo;&nbsp;You go to Le Thanh?&nbsp;&raquo;</p>
<p>Il secoue la tête.</p>
<p>A-t-il compris? Je repose la question plus lentement, avec des gestes. Même réaction. De l&rsquo;autre côté du bus, près de la porte passager à la vitre ouverte, une personne qui parait être la femme du chauffeur parait plus véloce, en tout cas elle a l&rsquo;air de comprendre notre objectif. Je m&rsquo;adresse donc à elle avec les mêmes termes. Non, définitivement, ils ne vont pas à &laquo;&nbsp;Le Thanh&nbsp;&raquo;. je demande si il n&rsquo;y a pas une seule moto ou taxi dans les environs pour nous emmener. L&rsquo;oeil de la femme s&rsquo;illumine en entendant les derniers mots et elle échange quelques mots avec son homme. Lui saisit un stylo et écrit une somme sur sa main, la regarde, la raye et en écrit une plus petite, et me la montre. Cent mille dong (quatre euro)? Moins cher qu&rsquo;imaginé! Nous sautons sur l&rsquo;occasion! La femme nous invite donc à venir nous asseoir <del>sur sa terrasse</del> devant sa boutique, et nous offre même un thé!</p>
<div id="attachment_3870" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-3870" title="On attend…" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/11/DSC00749.jpg" alt="On attend…" width="470" height="353" /><p class="wp-caption-text">On attend… </p></div>
<p>Quelques minutes après, le chauffeur a troqué son bus et ses passagers pour une voiture (climatisée s&rsquo;il vous plait!), et nous partons pour la frontière! Le trajet se fera vite et on apercevra le poste frontière, côté vietnamien. Tout autour, ce ne sont que travaux gigantesques, une autoroute semble être en construction, les fondations de bâtiments administratifs sont posées, les champs tout autour sont en effervescence. Un soldat vietnamien, sans doute ravi d&rsquo;avoir une occupation variant de l&rsquo;ordinaire, nous guide jusqu&rsquo;à la machine à rayons X… et me demande de vider entièrement mon sac pour une bonne grosse inspection!  Très vite, je crois qu&rsquo;il réalisera que tout fouiller demanderait un temps fou (j&rsquo;ai un sac en bandoulière contenant un sac de toile contenant une housse de compression (utile pour empiler des vêtements et les… compresser) qui contient elle-même une serviette de plage qui protège une petite sculpture de bouddha, mais aussi des sacs de vêtements, des médicaments, des livres…) et Élodie aura droit à une fouille extra-légère! Après les formalités d&rsquo;usage, nous partons vers le poste frontière, côté cambodgien.</p>
<div id="attachment_3871" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-medium wp-image-3871" title="Le Thanh" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/11/DSC00750-470x626.jpg" alt="Le Thanh" width="470" height="626" /><p class="wp-caption-text">Le Thanh, le poste-frontière côté Vietnamien</p></div>
<p>Au revoir le Vietnam, à bientôt peut-être! Notre deuxième visite dans ce pays à l&rsquo;ambiance si particulière nous aura, comme la première, ravie, re-découvrir ses habitants joyeux, admirer des paysages inconnus mais dans l&rsquo;imaginaire collectif, pouvoir se prélasser dans une ville centenaire, et surtout ces derniers jours si exceptionnels dans les haut-plateaux, à la magie particulière grâce à ces personnes qui les peuplent, qui donne envie d&rsquo;aller à leur rencontre et avec qui on aurait tellement aimé pouvoir discuter, partager, découvrir! Au revoir ces liasses de billets et négociations à outrance!</p>
<div id="attachment_3859" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-3859" title="Le Thanh, oui, mais de l'autre côté!" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/11/IMG_1816.jpg" alt="Le Thanh, oui, mais de l'autre côté!" width="470" height="351" /><p class="wp-caption-text">Le Thanh, oui, mais de l&#39;autre côté!</p></div>
<div id="attachment_3858" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-3858" title="Vous quittez le Vietnam, au-revoir et à très bientôt!" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/11/IMG_1813.jpg" alt="Vous quittez le Vietnam, au-revoir et à très bientôt!" width="470" height="351" /><p class="wp-caption-text">Vous quittez le Vietnam, au-revoir et à très bientôt!</p></div>
<p>Au revoir aussi champs bien entretenus et travaux en cours avec de grosses machines, et bienvenue dans la jungle! Le poste frontière Cambodgien est assorti au reste du décor : des cabanes de bois.</p>
<div id="attachment_3860" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-3860" title="Entre deux pays!" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/11/IMG_1817.jpg" alt="Entre deux pays!" width="470" height="351" /><p class="wp-caption-text">Entre deux pays!</p></div>
<div id="attachment_3861" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-3861" title="le poste-frontière… côté Cambodgien!" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/11/IMG_1819.jpg" alt="le poste-frontière… côté Cambodgien!" width="470" height="351" /><p class="wp-caption-text">le poste-frontière… côté Cambodgien!</p></div>
<p>Le douanier sur lequel on tombe parle un anglais correct, et en plus est le chef du poste, on en a de la chance! Il nous fournira vite le précieux sésame, ainsi que des bouteilles d&rsquo;eau fraîche. Il nous demandera aussi si nous avons prévu un taxi pour Banlung, ce qui n&rsquo;est évidemment pas le cas. Il nous indiquera alors qu&rsquo;il en appelle un. Commence alors pour nous l&rsquo;attente.</p>
<p>Une demie heure : un groupe de Vietnamiens vient d&rsquo;arriver, il y a pas mal de mouvement. Trois voitures et un camion sont garés, et trois autres véhicules passent du côté d&rsquo;où nous venons.</p>
<p>Trois quart d&rsquo;heure : Les vietnamiens partent vers Banlung dans une des voitures. Ils sont au moins neuf, la voiture à cinq places, ils rentrent tous. Normal. Le camion, lui aussi, repart dans la direction opposée au groupe.</p>
<p>Une heure : Le taxi se fait toujours attendre. une femme se fait enguirlander par un soldat car elle s&rsquo;est garée en travers de la route pour aller au poste. Il ne reste plus qu&rsquo;elle et un autre véhicule, toujours garé. Il est onze heure et l&rsquo;activité de la matinée est passée, le poste s&rsquo;endort doucement.</p>
<p>Une heure quinze : Aucune voiture n&rsquo;est passée en quinze minutes, et le taxi du début s&rsquo;est transformé en bus en retard d&rsquo;après le gardien de la frontière.</p>
<p>Une heure trente : Rien, à part une chaleur écrasante et une lumière démente, la même qu&rsquo;on utilise au cinéma pour montrer la chaleur d&rsquo;un désert hostile.</p>
<div id="attachment_3862" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-3862" title="L'attente à la frontière" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/11/IMG_18221.jpg" alt="L'attente à la frontière" width="470" height="351" /><p class="wp-caption-text">L&#39;attente à la frontière</p></div>
<p>Une heure quarante cinq : Un homme arrive pour livrer des journaux aux douaniers. Je vais vers lui et lui demande s&rsquo;il va à Banlung. Il acquiesce. Je lui demande combien il veux pour nous emmener, Élodie et moi. Il cours vers son véhicule et revient, exhibant fièrement sa carte de taxi officiel. On est ravi, mais combien? Oui, oui, vous êtes un vrai taxi, mais COMBIEN? Le chef de poste arrive, échange quelques mots avec le taxi et ce dernier remonte dans sa voiture. Je le suis et insiste pour qu&rsquo;on aille avec lui. Lui pointe le douanier du doigt. Je vais voir ce dernier, qui nous explique paisiblement que le bus est plein et qu&rsquo;il faut attendre le prochain taxi (??!! Si comme moi vous n&rsquo;avez pas compris, c&rsquo;est normal). je retourne voir le chauffeur et lui fait comprendre, enfin, la question du prix. Il me demande dix dollars, et il demande dix dollars à Élodie, soit  vingt dollars, comme le prouve l&rsquo;addition faite devant moi sur sa main.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Vingt dollars&nbsp;&raquo;, je lance à Élodie.</p>
<p>&laquo;&nbsp;On y va, je vais pas attendre la fin de la vie dans ce trou du c** du monde!&nbsp;&raquo;, me répond-elle.</p>
<p>Je reviens, me saisit d&rsquo;un bagage sous les yeux du soldat, qui me demande combien on me réclame pour le trajet. Je lui réponds, dans mon anglais des jours difficiles, &laquo;&nbsp;vingt, je sais c&rsquo;est cher mais on ne va pas rester pour attendre un bus plein!&nbsp;&raquo;. Sitôt prononcé cette phrase, on charge les sacs dans le coffre, et on embarque dans la voiture, direction Banlung, à soixante-dix kilomètres de là. Après quelques minutes, la civilisation parait reprendre ses droits sur la vie sauvage, des maisons et des champs apparaissent de manières ponctuelles, puis régulièrement. Des maisons complètement différentes, pourtant à quelques kilomètres seulement du Vietnam : ici tout est en bois, et surélevé par d&rsquo;imposants piliers. Les habitants ont une peau plus sombre, et ils semblent plus pauvres que de l&rsquo;autre côté! Même la nature a changé de ce côté-ci, et elle revêt une robe plus hostile, moins domptée par l&rsquo;homme. Même la terre au bord de la route a changé de couleur, passant du jaune clair au rouge ocre : voici le Ratanakiri.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-3878" title="La terre rouge du Ratanakiri" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/11/IMG_3546.jpg" alt="La terre rouge du Ratanakiri" width="470" height="313" />En s&rsquo;approchant de Banlung, le conducteur nous demande où nous voulons aller (enfin je crois) mais la communication passe tellement mal qu&rsquo;il décide d&rsquo;aller voir une connaissance parlant anglais, dans ce qui semble être le centre de Banlung. Ce dernier maitrise les bases de la langue de Shakespeare, et lorsque nous lui indiquons où nous voulons nous rendre, il contacte un des employés du site qu&rsquo;il connait, et ce dernier arrive accompagné d&rsquo;un deuxième moto-bike. C&rsquo;est parti donc pour deux kilomètres de chevauchée à deux, avec nos valises calées sur le guidon! Très vite, on pose nos valises sur la terrasse du bungalow que nous louons. Nous sommes arrivés à destination.</p>
<div id="attachment_3863" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-3863" title="A l'arrivée" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/11/IMG_1824.jpg" alt="A l'arrivée" width="470" height="351" /><p class="wp-caption-text">A l&#39;arrivée…</p></div>
<p>Mission : accomplie.</p>
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		<title>Titicaca : berceau de civilisations</title>
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		<pubDate>Mon, 11 Jun 2012 17:40:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Elodie]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[04 BOLIVIE]]></category>
		<category><![CDATA[05 PEROU]]></category>
		<category><![CDATA[frontière]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[pays]]></category>

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		<description><![CDATA[En plein milieu du lac, à 3 820 m d&#8217;altitude, une frontière invisible balaye les eaux claires et fraîches (glaciales même !) du Titicaca et sépare deux pays. Autrefois, lorsque le premier cri d&#8217;indépendance sonna à Sucre, un projet résonna quelques jours dans les têtes de chacun : unir les peuples des Andes dans un [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">En plein milieu du lac, à 3 820 m d&rsquo;altitude, une frontière invisible balaye les eaux claires et fraîches (glaciales même !) du Titicaca et sépare deux pays. Autrefois, lorsque le premier cri d&rsquo;indépendance sonna à Sucre, un projet résonna quelques jours dans les têtes de chacun : unir les peuples des Andes dans un immense territoire commun (Pérou, Bolivie, Nord Argentin). L&rsquo;idée échoua et la seconde option eut l&rsquo;avantage ; de là sont nés deux pays bien distincts, le Pérou et la Bolivie&#8230; quant à l&rsquo;Argentine, c&rsquo;est une autre histoire (sacré Général San Martin).</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<div id="attachment_2365" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-medium wp-image-2365" title="Titicaca" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/06/Titicaca-470x338.jpg" alt="Titicaca" width="470" height="338" /><p class="wp-caption-text">Frontière péruvienne et bolivienne</p></div>
<p>Pourtant encore aujourd&rsquo;hui, au carrefour des Andes et des herbages de l&rsquo;Altiplano, sur les rives des eaux mouvementées du plus haut et grand lac navigable au monde, la frontière est quasi-imperceptible <span id="more-2359"></span>: passage de douane très rapide, coup de tampon rapide, coup d’œil furtif, plus question de vérifier si pomme il y a ou non (pour ceux qui ont suivi nos aventures au Chili) ; le lago est encore le reflet de cette volonté d&rsquo;unir un peuple d&rsquo;une même culture. Ici, vous n&rsquo;avez plus tellement affaire à un péruvien ou un bolivien mais à un habitant du Titicaca. Les frontières sont devenues floues et à ce propos, &laquo;&nbsp;les montagnes au loin, Señor, sont-elles boliviennes ou péruviennes ?&nbsp;&raquo; Chers hommes, rappelez-vous que votre histoire est commune…</p>
<p style="text-align: justify;">Le lac Titicaca fut jadis le berceau de civilisations anciennes dont la plus connue de tous fut la civilisation Inca. De nombreux contes évoquent l&rsquo;origine de l&rsquo;empire Inca sur les rives de ce lac.</p>
<div id="attachment_2364" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-2364" title="Isla del Sol" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/06/IMG_9521.jpg" alt="Isla del Sol" width="470" height="313" /><p class="wp-caption-text">lever de soleil sur l&#39;Isla del Sol</p></div>
<p>Chut, écoutez…</p>
<p style="text-align: justify;">Le dieu Inti, le dieu soleil né sur l&rsquo;isla del Sol (île aujourd&rsquo;hui côté bolivien) fit surgir des eaux profondes du Titikaka deux de ses enfants : le premier inca Manco Capac et sa soeur-épouse Mama Ocllo. L&rsquo;astre leur donna l&rsquo;ordre de rechercher une terre fertile où ils créeront son empire. Pour trouver cette terre idéale, le dieu Inti leur remit un bâton d&rsquo;or. Celui-ci devrait s&rsquo;engouffrer dans les entrailles de la terre au moment où le couple royal rencontrerait la terre promise. L&rsquo;île de Taquile (aujourd&rsquo;hui côté péruvien) fut sûrement la première escale de leur périple. Mais ce fut à Cusco que le bâton disparut dans le sol, ce fut donc Cusco qui devint le cœur de l&rsquo;empire soleil.</p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd&rsquo;hui la légende reste toujours vive dans le cœur des indiens.</p>
<div id="attachment_2361" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-2361" title="Isla Taquile" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/06/IMG_0395.jpg" alt="Isla Taquile" width="470" height="313" /><p class="wp-caption-text">Isla Taquile, ruines pré-Inca</p></div>
<p>Côté archéologie, des recherches montrent que le lac fut aussi, et ce bien avant la civilisation Inca, le berceau de petits groupes ethniques qui jouissaient de la situation privilégiée du Titicaca. Il y eut la civilisation Thiahuanaco (actuelle frontière bolivienne &#8211; péruvienne) et la civilisation Colla. Les Incas vers le XIIe siècle intégrèrent ces cultures à leur immense empire. On retrouve de nos jours des restes de ces civilisations méconnues.</p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd&rsquo;hui, que ce soit côté péruvien ou bolivien, les habitants semblent avoir intégré le système Inca que l&rsquo;on retrouve dans certains aspects de la vie, comme la croyance dans la vertu du travail coopératif au sein de communautés, la maîtrise de l&rsquo;agriculture, une cuisine puisant ses forces dans la terre mais aussi l&rsquo;eau du lac, la gestion des ressources partagées, une spiritualité ancrée dans la pierre et la montagne, et des dialectes anciens parlés d&rsquo;un bout à l&rsquo;autre du lac, le quechua et l&rsquo;aymara.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-2360" title="Lac Titicaca" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/06/IMG_0256.jpg" alt="Lac Titicaca" width="470" height="313" />Qui parlait de frontière ?</p>
<p style="text-align: justify;">Notre séjour sur le lac Titicaca sera de dix jours entiers et cela n&rsquo;est presque pas assez. Nous avons souhaité consacrer peu de temps aux deux villes principales au bord du lac, Puno et Copacabana, pour aller d&rsquo;avantage dans les terres (et surtout la &laquo;&nbsp;mer&nbsp;&raquo;, vous comprendrez pourquoi nous parlons de mer) et entrer en contact avec les habitants des îles et des campagnes. Nous avons réunis sacs de couchages, pull et polaires chaudes, bonnets, chaussures de randonnée, quelques produits de première nécessité, eau et biscuits, afin de passer quelques jours et quelques nuits sur les îles et aller à la rencontre des Fils du Soleil. Merci à Christian pour son aide précieuse.</p>
<div id="attachment_2362" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-2362" title="Isla Taquile" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/06/IMG_0516.jpg" alt="Isla Taquile" width="470" height="313" /><p class="wp-caption-text">Isla Taquile</p></div>
<div id="attachment_2363" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-2363" title="Isla del Sol" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/06/IMG_9491.jpg" alt="Isla del Sol" width="470" height="313" /><p class="wp-caption-text">Isla del Sol</p></div>
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