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	<title>De ci de la, de briques et de bois &#187; couleurs</title>
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	<description>Un tour du monde des architectures</description>
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		<title>Jodhpur</title>
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		<pubDate>Sun, 24 Mar 2013 06:30:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Elodie]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[16 INDE]]></category>
		<category><![CDATA[couleurs]]></category>
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		<category><![CDATA[ville]]></category>

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		<description><![CDATA[Il n&#8217;y avait pas de train entre la ville d&#8217;Udaipur et la suivante, Jodhpur. Nous prendrons donc le bus qui devait mettre « normalement » cinq heures. Il en mettra huit. On nous avait prévenu, en Inde, il y a toujours du retard. Les familles s&#8217;entasseront au fur et à mesure dans le couloir sans que personne [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Il n&rsquo;y avait pas de train entre la ville d&rsquo;Udaipur et la suivante, Jodhpur. Nous prendrons donc le bus qui devait mettre « normalement » cinq heures. Il en mettra huit.<br />
On nous avait prévenu, en Inde, il y a toujours du retard.</p>
<p style="text-align: justify;">Les familles s&rsquo;entasseront au fur et à mesure dans le couloir sans que personne ne descende. Nous filons bon train malgré les nombreux arrêts et je suis même surprise que nous ayons eu trois heures de retard sur un trajet qui s&rsquo;est pourtant bien passé, avec les moyens mis à disposition bien sûr. Il existe des voies rapide en Inde, nous le savons, entre Agra et Jaipur, c&rsquo;était le cas. Mais visiblement sur le tronçon en question aujourd&rsquo;hui, on ne nous réserve que les routes en graviers ou en goudrons explosés (des nids de poule énormes transformés en marres provisoires après l&rsquo;orage de cette nuit). Ça secoue un peu, rien d&rsquo;alarmant. Cela nous permet aussi de traverser des petits villages isolés. Aaah c&rsquo;est peut-être ça le retard ?<br />
On ne sais pas et entre nous, on s&rsquo;en fiche. On s&rsquo;habitue à force de n&rsquo;avoir aucune certitude quant aux horaires de départ ni d&rsquo;arrivée.</p>
<p>Malheureusement, <span id="more-4631"></span>nous arriverons à 22h à Jodhpur et il fera nuit depuis longtemps. Les rues sont calmes. Pire ! Elles sont désertiques. Nous négocions deux rickshaws pour 70 roupies chacun car notre bus nous a lâché en périphérie du centre historique au bord d&rsquo;une route (enfin&#8230; peut-être&#8230; à vrai dire, nous n&rsquo;avons fichtrement aucune idée de là où nous nous trouvons). Notez bien : dans ce pays, il n&rsquo;y a pas vraiment de gare routière, en tout cas, nous n&rsquo;en avons jamais rencontré dans le sens propre « guichet de vente et bus rangés ou alignés ».<br />
Le rickshaw indien ressemble à un tuk tuk asiatique à la différence près qu&rsquo;il n&rsquo;est pas tiré par un scooter. Sa banquette arrière est solidement reliée au moteur de devant, entraînée par un engin bien plus puissant. C&rsquo;est un véhicule à part entière – rien de trafiqué ni de rafistolé – le concepteur l&rsquo;a voulu ainsi. C&rsquo;est un mélange entre camionnette, voiture à trois roues, scooter puissant aérodynamique et cockpit aéré. Il existe de gros rickshaws version utilitaire faisant office de camion de livraison, et son pendant touristique plus petit avec siège confortable sera celui que nous emprunterons régulièrement (pensez à négocier car les chauffeurs n&rsquo;ont pas peur de gonfler les prix. Ils étaient particulièrement usants pour ça). Au final, le petit rickshaw est comparable au tuk tuk de Bangkok. Qui a envahit les rues de l&rsquo;autre ? Huum, j&rsquo;ai ma petite idée. Mais je crois qu&rsquo;après recherche, l&rsquo;inventeur du modèle fut italien&#8230; Et oui italien ! Toujours est-il que l&rsquo;Inde est le premier pays a investir des millions dans cet engin.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-4647" title="Auto rickshaw indien" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2013/03/IMG_0200.jpg" alt="Auto rickshaw indien" width="470" height="313" /></p>
<p>Nous pénétrons donc dans la vieille ville en rickshaw (qu&rsquo;il faut dire « auto rickshaw » car motorisé). Nous nous glissons dans des dizaines de rues, pas plus large que deux mètres. Il faut faire preuve de souplesse pour rouler là dedans, c&rsquo;est un peu comme de la danse classique. Je restai en admiration de la conduite sportive de notre chauffeur dans ce méli-mélo de passages.</p>
<div id="attachment_4657" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-4657" title="Old Jodhpur" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2013/03/IMG_0207.jpg" alt="Old Jodhpur" width="470" height="705" /><p class="wp-caption-text">En plein jour</p></div>
<p>Notre guesthouse apparut enfin dans une minuscule rue avec un tas d&rsquo;ordures pour nous accueillir et un sol boueux, probablement dû au débordement des égouts à ciel ouvert. Quelques vaches près de la porte d&rsquo;entrée broutent des sacs en plastiques. Mais sinon, pas un rat dans le quartier. Jodhpur est la seconde plus grande ville du Rajasthan mais son vieux centre à cette heure-ci est totalement endormi. La ville est peut-être moins touristique que toutes les précédentes ? Cela nous va à ravir. Dans l&rsquo;auberge nous seront accueillis par une famille. Nous logeons chez eux. Sur le canapé, la femme s&rsquo;était endormie et son mari, qui veillait, la réveille doucement. Ils nous invitent à nous asseoir avec eux. Ils nous demanderont si nous avons fait bon voyage, ce que nous avons déjà visité en Inde et si nous avons mangé.<br />
La maison de nos hôtes s&rsquo;appelaient Heaven Guesthouse, nous avons passé un très bon séjour en leur compagnie. Dans les chambres il y avait eau chaude et wifi ET papier wc. Ne rigolez pas, en Inde, c&rsquo;est un vrai luxe d&rsquo;avoir du papier wc. Il y a même un hôte, à Agra, qui nous a suggéré de nous même nous en acheter si nous en voulions. Étrange ! « Aaaah l&rsquo;Inde » qu&rsquo;ils disaient les autres voyageurs&#8230;</p>
<p>Jodhpur a sûrement moins d&rsquo;attrait que Jaipur ou encore Udaipur avec leurs nombres considérables de temples et de palais à voir. Mais elle a quelque chose que les autres n&rsquo;ont pas ou perdu : elle se vit plus qu&rsquo;elle ne se visite. Nous passerons des heures à flâner dans la vieille ville pour nous mêler à l&rsquo;ambiance frénétique indienne. Nous ne serons pas insensible non plus à son architecture. Regardez plutôt&#8230;</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-4660" title="Bleu Jodhpur" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2013/03/IMG_0061.jpg" alt="Bleu Jodhpur" width="470" height="705" /></p>
<p>Surnommée à juste titre la ville bleue, la vieille ville est à la hauteur de son surnom. Le bleu offre une protection à la chaleur et repousse les moustiques. De plus, les murs de ces maisons ont été peints ainsi pour indiquer que les gens qui y vivent sont de caste brahmane.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-4648" title="Bleu Jodhpur" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2013/03/IMG_0044.jpg" alt="Bleu Jodhpur" width="470" height="313" /></p>
<p>Le mot « caste » est un terme occidental, né d&rsquo;un nom portugais &laquo;&nbsp;casta&nbsp;&raquo;. Dans la société indienne, deux concepts sont liés : le « varna » une sorte de caste socio-religieuse et le « jati » plutôt socioprofessionnel.</p>
<p>On compte plus de 4 000 « jati », une sorte de découpage de la société indienne. Les &laquo;&nbsp;jati&nbsp;&raquo; sont caractérisés par une activité professionnelle de principe (un fils de cordonnier peut ne pas reprendre les activités de son père) que l&rsquo;on effectue dans une lignée familiale, en considérant l&rsquo;ethnie, le code vestimentaire, la langue et la culture. On peut parler de « communauté ». Un homme se mariera avec une femme du même « jati » mais d&rsquo;un autre village pour éviter tout problème de consanguinité.</p>
<p>Concernant les « varna », l&rsquo;organisation est bien plus simple, on trouve :<br />
&#8211; les Brahmanes, dont sont issus les prêtres, enseignants ou professeurs<br />
&#8211; les Kshatriya qui fournissent les gouvernants et les guerriers<br />
&#8211; les Vaishya ou agents économiques (commerçants)<br />
&#8211; les Sudra ou artisans, métier de service</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-4665" title="Purusha" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2013/03/01.jpg" alt="Purusha" width="220" height="291" /></p>
<p>Les textes hindous racontent que l&rsquo;être humain serait issu d&rsquo;un être divin du nom de Purusha. De sa bouche sont venus les Brahmanes, de ses bras les  Kshatriya, de ses cuisses les Vaishya et de ses pieds les Sudra.<br />
A partir de cette conception, nul n&rsquo;est supérieur à l&rsquo;autre. L&rsquo;humble artisan n&rsquo;est pas inférieur au guerrier ni au prêtre, il  est complémentaire et indispensable. L’asservissement de certains par d&rsquo;autres est probablement une faiblesse humaine, non une loi naturelle.</p>
<p>L&rsquo;appartenance d&rsquo;un homme à un « varna » donné dépend de sa naissance : un fils de Brahmane naît Brahmane. Mais un Sudra, par exemple, pourra améliorer son statut qu&rsquo;au cours d&rsquo;une réincarnation ultérieure par l’effet de bons « karma » (bonnes actions) accumulés au cours de sa présente vie. Pour un hindouiste, cette division est naturelle et correspond aux tempéraments de l&rsquo;être humain. Une personne avec une grande force et de la bravoure nait Kshatriya par nature.</p>
<p>Par ailleurs, une autre classe de personnes est mentionnée dans les textes, n&rsquo;ayant aucune position dans l&rsquo;un de ces quatre « varna ». Les Brahmanes, les  Kshatriya, les  Vaishya ou les Sudra considèrent ces personnes comme des « intouchables » et&#8230; ont tendance à les éviter. Ces derniers préfèreront s&rsquo;appeler « Dalit » (opprimés) ou « Harijian » (Enfants de Dieu, comme les nommait Gandhi en signe d&rsquo;égalité entre les hommes). Ces hommes n’appartiennent à aucune caste&#8230;<br />
L&rsquo;apparition des intouchables au cours de l&rsquo;histoire de l&rsquo;Inde s&rsquo;expliquerait peut-être de part certains métiers de nature sales comme les vidangeurs ou éboueurs. Les gens excluaient alors ceux qui manipulaient des substances sales ; on pense aussi que les intouchables seraient apparus suite à des délits très graves que l&rsquo;on punirait par une exclusion sociale définitive. Ce phénomène s&rsquo;est développé au cours des siècles au point d&rsquo;atteindre un chiffre significatif de la société (un peu plus de 160 millions) car, comme dans le système des castes, lui aussi est héréditaire.</p>
<div id="attachment_4666" style="width: 210px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-4666" title="Gandhi" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2013/03/02.gif" alt="Gandhi" width="200" height="267" /><p class="wp-caption-text">Gandhi a toujours lutté afin d&#39;améliorer le sort des &quot;intouchables&quot;</p></div>
<p>Considérer un homme comme &laquo;&nbsp;intouchable&nbsp;&raquo; ou simplement faire preuve de discrimination selon un système de castes est désormais interdit selon la Constitution indienne.</p>
<p>Mais les impératifs de survie économique d&rsquo;une « communauté » face à une autre font que la discrimination a encore beaux jours devant elle.<br />
Heureusement, la croissance rapide des grandes villes comme Mumbai ou Delhi commence à nuancer le tableau. La caste y est de moins en moins liée à un « jati » et les changements de professions de pères à  fils s&rsquo;accélèrent. L&rsquo;émergence d&rsquo;une société aisée, l’augmentation du nombre de divorces ou l&rsquo;éducation supérieure éloignent progressivement les gens des conceptions de castes. Ainsi on peut lire aujourd&rsquo;hui dans de nombreuses annonces matrimoniales « caste indifférente ».</p>
<p>Par contre, même avertis, pour des occidentaux comme nous en voyage, il est toujours très surprenant d&rsquo;entendre son interlocuteur se présenter à vous ainsi : « Bonjour, je m&rsquo;appelle X et je suis de caste Brahmane » Pardon ?? Vous pouvez répéter ? Moi, c&rsquo;est Élodie, juste Élodie. C&rsquo;était le cas de mon professeur de cuisine à Udaipur. Sans vouloir juger ce système complexe ancien, j&rsquo;ai trouvé que sa vie (après une rapide explication de sa part) n&rsquo;était pas facile &#8211; beaucoup de restrictions et d&rsquo;obligations. Cependant, et vous vous en rendrez compte une fois sur place, soyez rassurés, ce fut la seule fois où nous avons ressenti ce système ! La plupart du temps, chacun vit l&rsquo;un avec l&rsquo;autre sans aucune distinction.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-4652" title="Fort de Jodhpur" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2013/03/IMG_0016.jpg" alt="Fort de Jodhpur" width="470" height="705" /></p>
<p>Du haut du fort de Jodhpur, nous avons pu observer le nombre considérable de maisons peintes en bleu. Cela donne un horizon assez esthétique. Des cubes bleus se détachent d&rsquo;autres cubes bleus, pour donner un ensemble géométrique original tout en dégradés, comme dans un vieux jeu vidéo où le paysage n&rsquo;était dessiné que par des milliers de gros pixels et de carrés de couleurs unis. On a presque envie de faire sauter Mario sur les toits-terrasses et de taper dans la boite pour récupérer une pièce.</p>
<div id="attachment_4633" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-4633" title="Merhangarh Jodhpur" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2013/03/IMG_0109.jpg" alt="Merhangarh Jodhpur" width="470" height="313" /><p class="wp-caption-text">Fort de Jodhpur éclairé de nuit</p></div>
<div id="attachment_4632" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-4632" title="Merhangarh" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2013/03/IMG_0180.jpg" alt="Merhangarh" width="470" height="313" /><p class="wp-caption-text">Le fort de Merhangarh...</p></div>
<p>Vu d&rsquo;en bas, le fort de Merhangarh est imposant mais d&rsquo;une simplicité étrange, par contre, une fois dedans, les détails des  sculptures sautent aux yeux mais sa visite est rapide. La partie anciennement habitée est assez petite et les contreforts ou remparts prennent une place importante pour protéger la citadelle.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-4658" title="Merhangarh Jodhpur" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2013/03/IMG_9985.jpg" alt="Merhangarh Jodhpur" width="470" height="705" /></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-4659" title="Merhangarh Jodhpur" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2013/03/IMG_9995.jpg" alt="Merhangarh Jodhpur" width="470" height="705" /></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-4655" title="Merhangarh Jodhpur" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2013/03/IMG_9965.jpg" alt="Merhangarh Jodhpur" width="470" height="705" /></p>
<p>D&rsquo;ailleurs, vous avez peut-être déjà entendu parler de Jodhpur dans le milieu de la mode ? Cela vient de la coupe d&rsquo;un pantalon remis au goût du jour par les grands couturiers : un pantalon de cavalier, serré au niveau des chevilles et progressivement plus amples près des hanches. On dit que mal porté par les femmes, cette coupe grossit les fesses ; mais à Jodhpur, j&rsquo;ai vu de nombreux hommes habillés tout en blanc avec un turban rouge sur la tête porter à merveille ce genre de pantalon. Je les imaginais, fiers, sur leurs fidèles destriers, chevaux ou chameaux, galoper sur les terres arides du Rajasthan et pénétrer sous un tonnerre d&rsquo;applaudissements dans le fort de Merhangarh.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-4640" title="Merhangarh Jodhpur" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2013/03/IMG_9968.jpg" alt="Merhangarh Jodhpur" width="470" height="313" /></p>
<div id="attachment_4641" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-4641" title="Merhangarh Jodhpur" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2013/03/IMG_9948.jpg" alt="Merhangarh Jodhpur" width="470" height="313" /><p class="wp-caption-text">Difficile de franchir les portes dans ces conditions...</p></div>
<p>Nous passerons plusieurs heures dans les anciens appartements du Maharaja à écouter les récits chevaleresques ou anecdotes chuchotés dans notre oreille par l&rsquo;audioguide fourni avec le billet d&rsquo;entrée. Saviez-vous qu&rsquo;après la mort de l&rsquo;empereur, ses femmes s&rsquo;étaient soigneusement préparées au rituel de &laquo;&nbsp;sati&nbsp;&raquo; : un suicide collectif où elles s&rsquo;immolaient dans les cendres de crémation de leur mari ?<br />
Notre visite prendra une tournure plus rigolote près des temples principaux du fort. De nombreuses familles indiennes sont là, comme nous, à visiter leur beau patrimoine. Les indiens aiment les photos et posent sur à peu près n&rsquo;importe quoi. Éveillant notre sympathie, Fabien s&rsquo;approche de plusieurs personnes avec son objectif dans la main sans toutefois vouloir prendre des photos. Quelle fut notre surprise lorsque les protagonistes se précipitèrent sur lui en posant pour une photo. Le cliché pris, Fabien tend son écran afin de leur présenter la photo. Les familles sont ravies, rigolent et parlent en hindi. Ils s&rsquo;organisent pour poser pour de nouveaux clichés… ! Que nous ne leur refuserons pas ! Ils nous remercieront avant de nous quitter.</p>
<div id="attachment_4646" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-4646" title="Femmes indiennes dans le fort de Jodhpur" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2013/03/IMG_0035.jpg" alt="Femmes indiennes dans le fort de Jodhpur" width="470" height="313" /><p class="wp-caption-text">Femmes indiennes</p></div>
<p>En redescendant du fort vers la vieille ville, les habitants nous réserveront à peu près le même accueil. Quelques enfants nous saluent gentiment sans rien réclamer et d&rsquo;autres se précipitent sur nous en criant &laquo;&nbsp;Photo ! Photo !&nbsp;&raquo;. Prévenant, Fabien précisera toujours qu&rsquo;il ne donnerait pas de roupies pour ça. Mais visiblement, les gamins s&rsquo;en fiche d&rsquo;avoir de l&rsquo;argent. Ils seront tout excités de se voir sur un écran.</p>
<p>Nous adorons ces gamins !</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-4643" title="Enfants indiens" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2013/03/IMG_0087.jpg" alt="Enfants indiens" width="470" height="313" /></p>
<p>Depuis que nous sommes partis en voyage, nous avons appris à entrer en contact beaucoup facilement avec les habitants, surtout les enfants. Le courant passe très vite et on s&rsquo;amuse tous ensemble dans la rue. C&rsquo;est des petits moments extraordinaires et je crois, que nous sommes enfin vraiment dans NOTRE voyage maintenant. Il ne faudrait plus qu&rsquo;il s&rsquo;arrête.</p>
<div id="attachment_4636" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-4636" title="Lassi du Rajasthan" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2013/03/IMG_0100.jpg" alt="Lassi du Rajasthan" width="470" height="313" /><p class="wp-caption-text">On ne se lasse pas de manger/boire des lassi, surtout dans cette boutique réputée pour avoir le meilleur d&#39;Inde !</p></div>
<p>Les petites rues de Jodhpur sont vraiment jolies, sales bien sûr (y a-t-il encore besoin de le préciser en Inde ?) mais beaucoup sont peintes dans un bleu parfait et possèdent des cours anciennes en très bon état.<br />
L&rsquo;occupant de l&rsquo;un d&rsquo;entre eux, voyant mon intérêt pour sa maison, m&rsquo;invita à boire un chai (thé) chez eux avec eux. Ça tombait bien, il venait d&rsquo;en préparer une grosse quantité. Gênée (ou surprise car c&rsquo;est la première fois que cela m&rsquo;arrive en Inde), je déclinerais l&rsquo;invitation… et puis, je ne suis pas seule ici.</p>
<p><img class="aligncenter" title="Maison bleue de Jodhpur" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2013/03/IMG_0084.jpg" alt="Maison bleue de Jodhpur" width="470" height="705" /></p>
<div id="attachment_4662" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-4662" title="Old Jodhpur" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2013/03/Capture-d’écran-2013-03-23-à-13.58.05.png" alt="Old Jodhpur" width="470" height="264" /><p class="wp-caption-text">Old Jodhpur</p></div>
<div id="attachment_4650" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-4650" title="Intérieur d'une maison de la vieille ville" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2013/03/IMG_0186.jpg" alt="Intérieur d'une maison de la vieille ville" width="470" height="705" /><p class="wp-caption-text">Entrée d&#39;une maison de la vieille ville</p></div>
<div id="attachment_4649" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-4649" title="Au pied de Merangarh" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2013/03/IMG_0085.jpg" alt="Au pied de Merangarh" width="470" height="705" /><p class="wp-caption-text">Au pied de Merhangarh</p></div>
<p>Nous continuerons notre ballade à travers les rues pour atteindre la partie la plus touristique de Jodhpur : la tour de l&rsquo;horloge. Nous ferons quelques emplettes sur le marché principal, là où qualité ne brille pas mais les bas prix oui.</p>
<div id="attachment_4637" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-4637" title="Clock tower Jodhpur" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2013/03/IMG_0215.jpg" alt="Clock tower Jodhpur" width="470" height="313" /><p class="wp-caption-text">Tour de l&#39;horloge</p></div>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-4642" title="Marché de Jodhpur" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2013/03/IMG_0095.jpg" alt="Marché de Jodhpur" width="470" height="313" /></p>
<p>Les négociations vont donc bon train &#8211; les indiens sont vraiment très durs en affaire &#8211; et on s&rsquo;imprègne, chacun en silence, de l&rsquo;ambiance indienne… comme si malgré qu&rsquo;elle soit parfois agaçante, on n&rsquo;avait secrètement plus envie de la quitter… C&rsquo;est donc cela la magie de l&rsquo;Inde ? Aurions-nous succombé aux mystères envoutant de ce &laquo;&nbsp;continent&nbsp;&raquo; ? Après trois semaines de périple dans cet étrange pays, je commence peu à peu à comprendre les récits des autres voyageurs. Désormais, les rickshaws se bousculent et klaxonnent, je souris ; les gens crient, c&rsquo;est presque devenu un délice.<br />
Nous flânerons d&rsquo;un étal à un autre ou d&rsquo;une boutique à une autre. J&rsquo;avais dans l&rsquo;idée de rapporter des épices pour cuisiner à la maison les plats que j&rsquo;avais appris à faire dans mon cours de cuisine. C&rsquo;est chose faite. La cuisine indienne est une des meilleurs cuisines que nous ayons goûté, nous avons peur de trouver désormais notre cuisine française…eu…fadasse (si si !).<br />
Catherine, la maman de Fabien avait elle envie de rapporter un maximum de tissus d&rsquo;Inde. Mission accomplie ! Ils repartiront avec un sac rempli d&rsquo;étoffes d&rsquo;Inde. Ce pays est une caverne d&rsquo;Ali Baba, il n&rsquo;y a plus aucun doute.</p>
<div id="attachment_4645" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-4645" title="Faire des emplettes à Jodhpur" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2013/03/IMG_0118.jpg" alt="Faire des emplettes à Jodhpur" width="470" height="313" /><p class="wp-caption-text">Faire des emplettes à Jodhpur</p></div>
<div id="attachment_4664" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-4664" title="Boutique de vente de tissu" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2013/03/Capture-d’écran-2013-03-23-à-13.58.57.png" alt="Boutique de vente de tissu" width="470" height="264" /><p class="wp-caption-text">A l&#39;intérieur d&#39;une boutique de vente de tissus</p></div>
<p>L&rsquo;aventure des parents de Fabien touche à sa fin. Pour notre dernière journée ensemble, nous feront une ultime photo tous les quatre au pied du tombeau Jaswant Thada, construit en mémoire du maharaja Jaswant Singh II, aujourd&rsquo;hui un lieu de crémation des dirigeants de la ville.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-4635" title="Jaswant Thada" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2013/03/IMG_0164.jpg" alt="Jaswant Thada" width="470" height="313" /></p>
<p>Ce fut la seule photo de notre séjour prise tous ensemble, comme si elle était plus importante que toutes les autres, comme s&rsquo;il fallait immortaliser ce moment, la petite famille réunie au cours d&rsquo;un beau périple, des images et plein d&rsquo;anecdotes partagées tous les quatre. Merci Catherine et Claude d&rsquo;être venu nous rejoindre !</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-4644" title="Jaswant Thada" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2013/03/IMG_01421.jpg" alt="Jaswant Thada" width="470" height="313" /></p>
<p>Il est donc l&rsquo;heure de quitter la ville, Jodhpur et ses maisons bleues, Jodhpur et ses gamins souriants, Jodhpur et ses toutes petites rues, ses bazars entremêlés. La ville bleue nous aura paru être une des plus sympathiques que nous ayons traversé depuis notre arrivée en Inde. Les habitants, curieux, conversaient avec nous (ils n&rsquo;en voulaient presque pas à notre portefeuille). Ils nous saluaient, certains s&rsquo;étonnaient même de notre bonne humeur. Pourquoi ? C&rsquo;est naturel, on vous la rend bien ! Les enfants jouaient au criquet dans les parcs en se chamaillant gentiment ou jouaient sur les escaliers de leurs maisons.</p>
<div id="attachment_4661" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-4661" title="Terrain de criquet" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2013/03/Capture-d’écran-2013-03-23-à-14.05.29.png" alt="Terrain de criquet" width="470" height="264" /><p class="wp-caption-text">Les enfants sont dingues de criquet !</p></div>
<p><img class="aligncenter" title="Criquet en Inde" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2013/03/Capture-d’écran-2013-03-23-à-14.03.24.png" alt="Criquet en Inde" width="470" height="264" /></p>
<p>Il n&rsquo;y a pas grand chose à faire d&rsquo;un point de vu touristique à Jodhpur mais comme je l&rsquo;ai déjà dit plus haut, Jodhpur est une ville à vivre. Et ça, ça compte beaucoup.</p>
<p><img class="aligncenter" title="Old Jodhpur" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2013/03/IMG_0059.jpg" alt="Old Jodhpur" width="470" height="313" /></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Dilli</title>
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		<pubDate>Wed, 06 Mar 2013 06:30:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Elodie]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[16 INDE]]></category>
		<category><![CDATA[couleurs]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Le brouillard s&rsquo;est installé. Nous sommes en Février, c&rsquo;est normal, c&rsquo;est la saison. Nous nous faufilons dans une rue. Elle est toute petite et sinueuse. Immédiatement à sa droite, nous distinguons un autre passage et à sa gauche une autre rue prend place qui elle aussi mène rapidement à un autre minuscule passage. Notre rue est sombre. On ne voit presque pas le ciel et même si le brouillard s&rsquo;était dissipé &#8211; ce qui n&rsquo;arrivera probablement pas aujourd&rsquo;hui &#8211; les rayons du soleil peineraient à entrer dans ce labyrinthe énigmatique.  Devant nous : des boutiques, des commerces, des hôtels à n&rsquo;en plus finir. Le premier commerce, mis en valeur par une enseigne en néon clignotant et rafistolé laisse très vite place à une espèce d&rsquo;étage supplémentaire abritant une autre espèce de commerce aux produits &laquo;&nbsp;abracadabrantesque&nbsp;&raquo; dont l&rsquo;escalier de secours à demi ravagé par le temps permet d&rsquo;accéder à une autre boutique ou hôtel, voir les deux, accrochée aux deux étages d&rsquo;en dessous par je ne sais quoi ; un hôtel suivi d&rsquo;une guesthouse qui mène à une autre commerce puis un toit terrasse. Cette rue est un enchevêtrement de cube posés presque au hasard les uns sur les autres, comme si un enfant s&rsquo;était amusé à jouer au jeu &laquo;&nbsp;tetris&nbsp;&raquo; afin de construire la vie de son quartier.</p>
<div id="attachment_4500" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-4500" title="Panhar Ganj" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2013/03/Capture-d’écran-2013-03-05-à-22.45.08.png" alt="Panhar Ganj" width="470" height="264" /><p class="wp-caption-text">Quartier de Panhar Ganj</p></div>
<p>L&rsquo;air est humide, nous avons un peu froid et l&rsquo;obscurité ne nous aide en rien à nous réchauffer. <span id="more-4478"></span>Au pied des commerces, d&rsquo;autres commerces mais cette fois-ci ils sont installés au milieu de la rue ; comme si en bloquant le passage à tous les véhicules, ils feraient plus fortune. Et, ça marche.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-4479" title="Old Delhi" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2013/03/IMG_8765.jpg" alt="Old Delhi" width="470" height="705" />Des dizaines et des dizaines de vendeurs ont pris place dans la rue, n&rsquo;importe comment. Ils vendent des bouts de tissus, de l&rsquo;encens, des sculptures de divinités hindoues, des cacahouètes grillés, des oranges, des papayes prédécoupées, des samosas huileux, des yaourts brassés ; il y en a même qui nous fournissent de la fumée de charbon de bois &#8211; qui vient se coller à notre visage &#8211; et ça, gratuitement. Les stands aux allures improvisées coexistent comme si ces centaines de planches posés sur des cailloux à même le sol afin de présenter la marchandises, ne formaient plus qu&rsquo;un immense marché non organisé. Chez nous, on appelle ça un bazar, ici ça tombe bien, avec un brin de lucidité, ils appellent aussi ce lieu &laquo;&nbsp;bazaar&nbsp;&raquo;.</p>
<div id="attachment_4493" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-4493 " title="Old Delhi, ville sombre" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2013/03/IMG_8768.jpg" alt="Old Delhi, ville sombre" width="470" height="313" /><p class="wp-caption-text">Si tous les commerces étaient ouverts... Elodie serait emportée par la foule !</p></div>
<p>Les hommes crient et certains chantent aussi. Les vendeurs ambulants avec leurs paniers posés sur la tête entament inlassablement un refrain avec une certaine harmonie. Leurs mélodies décideront peut-être les futurs acheteurs indécis ou préviendront les hommes réfugiés dans leur foyer dans les immeubles d&rsquo;à côté qu&rsquo;ils peuvent se précipiter dans la rue dépenser leurs roupies dans un en-cas fraîchement préparé. Vite vite, descend les escaliers, un dhal fumant (soupe de lentille indienne) est en train de passer ! Les cris et les chansons de ces hommes, vendeurs et acheteurs, s&rsquo;entremêlent au point que nous nous demandons, bon sang, comment font-ils pour se comprendre ??</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-4499" title="Fleurs pour les temples hindous" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2013/03/DSC00876_new.jpg" alt="Fleurs pour les temples hindous" width="470" height="560" />Au milieu de ce bazaar, de trop nombreux véhiculent circulent. Voitures de luxe, voitures-épaves qu&rsquo;il faut pousser pour espérer démarrer, cyclo pousse, pousse pousse, touk touk, rickshaw, camionnettes, bicyclettes. Tout le monde est bien là &#8211; on dirait que toute l&rsquo;Inde est réunie ici &#8211; sans que personne ne se soucie de l&rsquo;autre. Chacun avance persuadé qu&rsquo;il sera le premier à passer. Évidemment, le code de la route indien ne fonctionne pas, trois files se sont crées sur une rue qui ne peut n&rsquo;en accueillir qu&rsquo;une. Une vélo qui tente de passer au milieu de la voie tandis que sur sa gauche deux rickshaw roulent à toute allure et qu&rsquo;un vendeur traverse la rue avec sa planche de bois et ses fruits coupés, alors que toujours sur la gauche, mais en sans inverse, une voiture fait demi tour tranquillement… voici un joli tableau de la circulation indienne. Lorsque la situation dure plus de deux secondes, bien sûr, une tornade de klaxons déferle sur notre rue. Nous fermons les yeux, grimaçons. C&rsquo;est que c&rsquo;est douloureux. Les klaxons, évidemment trafiqués (pour faire encore plus de bruit qu&rsquo;autorisés) se chevauchent les uns sur les autres et partent comme des éclats de verre. Certains se trouvent à seulement quelques centimètres de nos oreilles et nous font temporairement devenir sourds. Aïe ! Ils m&rsquo;énervent quand ils font ça !<br />
N&rsquo;allez pas croire que nous ne sommes pas habitués à cette pluie de klaxons… Le Vietnam et ses rues trop chargées, le Cambodge et ses khmers un peu indisciplinés… Non, ce n&rsquo;était qu&rsquo;une partie de plaisir. La rue en question ici est une déclaration de guerre à nos oreilles.<br />
Nous essayons d&rsquo;avancer au milieu de cela, de nous promener les yeux en l&rsquo;air, à l&rsquo;aveuglette peut-être ? Mais les brusques coups de freins successifs des rickshaws pour ne pas nous percuter, prêts à grappiller le moindre centimètre, nous empêchent d&rsquo;avoir une longue ballade innocente. Nous n&rsquo;arrivons pas à tenir notre chemin droit. Les indiens pourtant, eux, y arrivent ! Ils avancent doucement, péniblement quelques fois. Ils s&rsquo;arrêtent, reprennent leur marche, bousculent les voyageurs comme nous avec leurs épaules ou leurs coudes et surtout, avancent droit. Ils n&rsquo;hésitent pas à mettre les pieds dans une flaque de boue, même s&rsquo;ils sont en tong. Ils n&rsquo;hésitent pas non plus à marcher dans les immenses piles de détritus qui jonchent la totalité de notre rue. Nous les observons avec curiosité et eux, doivent sûrement se marrer de nous voir hésiter et dériver autant à chaque minute pour esquiver, par exemple, les bouses de vaches.</p>
<div id="attachment_4486" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-4486" title="Les vaches indiennes sont libres comme l'air." src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2013/03/IMG_8771.jpg" alt="Les vaches indiennes sont libres comme l'air." width="470" height="313" /><p class="wp-caption-text">Les vaches indiennes sont libres comme l&#39;air et le cyclo pousse a dépassé les 50 à son compteur !</p></div>
<p>Les odeurs aussi sont à l&rsquo;honneur dans notre rue. Les marchants brûlent de l&rsquo;encens du matin au soir, disposé à côté de leurs marchandises, même si elles s&rsquo;avèrent être des fruits prédécoupés. Ils demandent la bénédiction des divinités. D&rsquo;autres marchants présentent leurs échantillons de parfums, recueillis dans de toutes petites fioles en verre transparent, comme une boutique de magie ou de sorcières. Eau de rose, jasmin, violette embaument la rue. Les épices régulièrement prennent la relève. Piment fort, cumin, anis, cardamome, masala, etc. C&rsquo;est une vraie féérie. &laquo;&nbsp;Ça sent bon l&rsquo;Inde Fabien !&nbsp;&raquo; Il n&rsquo;aura pas fallu plus de cinq minutes pour que je révise mon affirmation. Nous passons une fois de plus trop près &#8211; pour ne pas dire dedans &#8211; d&rsquo;une montagne de détritus avec une touche de déjections de vaches par ci par là (les vaches sont fournies avec). Sur les murs, une odeur d&rsquo;urine est tellement forte qu&rsquo;on imagine le chemin qu&rsquo;elle parcourt jusqu&rsquo;à nos narines (le monsieur en train de faire ses besoins face à nous est fourni avec). Les égouts à ciel ouvert aussi déversent leurs ruisseaux d&rsquo;odeurs. Nous voici dans le monde merveilleux des odeurs en Inde. Je n&rsquo;ai pourtant jamais eu le nez sensible jusqu&rsquo;ici ?…</p>
<p><img class="aligncenter" title="Notre rue, animation dès le lever du jour..." src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2013/03/Delhi-rue.jpg" alt="Notre rue, animation dès le lever du jour..." width="470" height="353" /></p>
<p>Je sens tout à coup une petite main qui me tire la bas gauche de mon pull. Je m&rsquo;écarte. La petite main continue à tirer de manière déterminée. Je baisse alors les yeux. C&rsquo;est une enfant, une petite fille de cinq ans. Sans lâcher mon pull et en boitillant pour suivre mes pas, elle me pointe du doigt son jeune frère ou un copain, lui assis sur le sol au milieu des ordures. Les vieux tissus accrochés aux tuyaux d&rsquo;évacuations des immeubles, m&rsquo;indiquent qu&rsquo;ils sont chez eux, protégés du vent par deux épais cartons. La petite fille me fixe avec ces grands yeux ronds et noirs. Elle ne sourit pas. Je ne lis aucune pensée d&rsquo;enfant de son âge dans son regard. Il est froid et solide, plein de lucidité. Elle veut de l&rsquo;argent. Non, même pire, elle veut juste manger. Ses habits sont noirs de poussières et déchirés. Elle tient sur son dos un espèce de sac à ordures, ordures qu&rsquo;elle doit probablement récupérer en nettoyant la rue pour se faire quelques roupies à la fin de la journée. Elle ne parle pas beaucoup et se contente de s&rsquo;agripper à moi sur cent mètres. Que faire ? Les interrogations se bousculent dans ma tête. Je n&rsquo;ai rien à lui donner. J&rsquo;ai les poches vides et puis… même si je le pouvais ? Ils sont plus de 200 000 enfants dans cette situation rien qu&rsquo;à Delhi.<br />
Nous accélérons le pas. Fabien attrape la main de cette petite fille pour la soulever du sol comme dans un manège (et pour la détacher de mon pull aussi). Elle rie aux éclats. Un étranger qui s&rsquo;amuse avec une enfant des rues, cela ne doit pas arriver tous les jours. Nous la propulsons en l&rsquo;air plusieurs fois pendant quelques minutes. Elle aime beaucoup. Lorsque nous la lâchons pour lui dire au revoir, elle nous sourit, demande des roupies  comme un refrain tout appris, puis aussitôt s&rsquo;en va en secouant la main pour nous dire au revoir ou peut-être merci. C&rsquo;était une gamine de cinq ans. Notre première confrontation avec la mendicité sera choquante. Mais en Inde, il faudra faire avec.</p>
<p>Delhi attire beaucoup de monde ; des voyageurs, des indiens, des familles en pèlerinage qui dans la foule dense des temples en un instant, perdent leurs enfants qui alimenteront alors ce triste chiffre d&rsquo;enfants abandonnés dans les rues.</p>
<p>Delhi a beaucoup d&rsquo;odeurs et de bruits. Il est impossible d&rsquo;y être insensible. Pour les indiens, Delhi se dit &laquo;&nbsp;Dilli&nbsp;&raquo;, la ville qui est enfouie dans leur coeur. &laquo;&nbsp;Ça vient de là !&nbsp;&raquo; dit un homme en tapotant avec sa main droite le coté gauche de sa cage thoracique.</p>
<div id="attachment_4480" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-4480" title="Old Delhi" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2013/03/IMG_8775.jpg" alt="Old Delhi" width="470" height="705" /><p class="wp-caption-text">Dans les vieilles rue de Old Delhi, il n&#39;est pas rare de tomber sur des trésors anciens...</p></div>
<p>La ville accueille de très nombreuses confessions, qui même si elles n&rsquo;ont pas toujours coexisté en paix, finissent par vivre ensemble sans quartier prédéfinis. Les nombreux temples en témoignent dans cette capitale : aux côtés d&rsquo;une majorité hindoue et d&rsquo;une minorité musulmane évoluent d&rsquo;autres religions ou états d&rsquo;esprits ; sikh, jaïn, bahá’ies, bouddhiste. Delhi brille par cet enchevêtrement de multiples confessions. Il n&rsquo;y a pas d&rsquo;autre ville, à ce que je sache, qui comporte à la fois des mosquées et à proximité, des temples hindous et une synagogue, églises, temple sikhs. Ce serait presque un modèle… si je ne savais l&rsquo;histoire indienne. En tout cas, l&rsquo;idée est là et elle est belle.</p>
<div id="attachment_4491" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-4491" title="Jama Masjid, la plus grande mosquée d'Inde" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2013/03/IMG_8764.jpg" alt="Jama Masjid, la plus grande mosquée d'Inde" width="470" height="313" /><p class="wp-caption-text">Jama Masjid, la plus grande mosquée d&#39;Inde</p></div>
<div id="attachment_4485" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-4485" title="Mémorial de Gandhi" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2013/03/IMG_8786.jpg" alt="Mémorial de Gandhi" width="470" height="313" /><p class="wp-caption-text">Mémorial de Gandhi, un homme qui a toujours milité pour une Inde unie, quelque soit les religions...</p></div>
<p>Nous pénètrerons dans un temple sikh. Nous serons accueillis à bras ouverts. Une pièce au sous sol a été conçue pour rencontrer les étrangers où un adepte nous mettra rapidement à l&rsquo;aise.  Il a un turban sur la tête et une grosse barbe. Vous connaissez les sikhs ? C&rsquo;est ces messieurs qui doivent se couvrir et ne plus jamais se raser, l&rsquo;image de l&rsquo;Inde que l&rsquo;on véhicule dans nos médias en France. Ce monsieur là nous expliquera la conduite à tenir si jamais nous voulions par hasard entrer dans le temple avec les autres adeptes. S&rsquo;il n&rsquo;avait pas été là, je crois que nous ne l&rsquo;aurions pas fait. Cette religion était et restera un grand mystère. Nous devons tout d&rsquo;abord nous déchausser et nous mettre pieds nus (pas de chaussettes). Fabien se verra remettre un bandana orange et on me fera comprendre qu&rsquo;avec mon foulard il faudra que je me recouvre la tête.</p>
<div id="attachment_4494" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-4494" title="Gurudwara Bangla Sahib" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2013/03/IMG_8762.jpg" alt="Gurudwara Bangla Sahib" width="470" height="313" /><p class="wp-caption-text">Gurudwara Bangla Sahib</p></div>
<p>Le plus discrètement possible, nous entrons dans l&rsquo;enceinte du temple et observons nos voisins. Dès l&rsquo;entrée, des robinets sont installés avec du savon et un petit cours d&rsquo;eau circule au pied d&rsquo;un escalier. Chacun plonge ses pieds dedans pour les rincer puis nettoie ses mains. Nous faisons de même. Après l&rsquo;ascension de l&rsquo;escalier, nous arrivons au pied du bâtiment. Tous les fidèles, hommes, femmes et enfants, s&rsquo;agenouillent pour embrasser la pierre de l&rsquo;entrée. A l&rsquo;intérieur, sur un gros coussin trois hommes chantent dans un micro. Ils récitent des prières, je pense, et nos voisins après s&rsquo;être courbés, se sont désormais assis pour les écouter en silence. A la fin de la prière, une file s&rsquo;est créé sur le côté et chacun recevra une assiette avec un gâteau. Les gens ressortent alors comme ils sont entrés, en s&rsquo;agenouillant et en embrassant la pierre près de la sortie. Toujours dans l&rsquo;enceinte du temple mais cette fois à l&rsquo;extérieur, un bassin a été aménagé. Il aurait, parait-il, des propriétés curatives. Les fidèles trempent un à un leurs pieds dans l&rsquo;eau et se lavent le visage plusieurs fois.</p>
<div id="attachment_4495" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-4495" title="Enfant qui se baigne ou s'amuse ?" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2013/03/IMG_8737.jpg" alt="Enfant qui se baigne ou s'amuse ?" width="470" height="313" /><p class="wp-caption-text">Enfant qui se baigne ou s&#39;amuse ?</p></div>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-4488" title="Homme de confession sikh" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2013/03/IMG_8742.jpg" alt="Homme de confession sikh" width="470" height="705" /></p>
<p><img class="aligncenter" title="Temple sikh" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2013/03/IMG_8735.jpg" alt="Temple sikh" width="470" height="313" /></p>
<p>Nous resterons en retrait à observer ces gens, fascinés par une telle ferveur et une religion que nous ne connaissons pas. Même si énigmatique, elle nous touchera quand même. Nous voilà propulsés, que l&rsquo;on veuille ou non, dans le &laquo;&nbsp;continent indien&nbsp;&raquo;, une terre très mystérieuse , à la culture qui lui est propre.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-4496" title="Devant un temple sikh à Delhi" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2013/03/IMG_8750.jpg" alt="Devant un temple sikh à Delhi" width="470" height="313" /></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-4489" title="Gurudwara Bangla Sahib" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2013/03/IMG_8760.jpg" alt="Gurudwara Bangla Sahib" width="470" height="705" /></p>
<p>Première journée à Delhi et nos impressions sont déjà fortes. Des odeurs, des couleurs, des sensations ! Des palais, de somptueuses sculptures, des tombeaux !</p>
<div id="attachment_4490" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-4490" title="Tombeau de Humayun" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2013/03/IMG_8841.jpg" alt="Tombeau de Humayun" width="470" height="313" /><p class="wp-caption-text">Tombeau de Humayun</p></div>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-4487" title="Tombeau de Humayun" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2013/03/IMG_8819.jpg" alt="Tombeau de Humayun" width="470" height="313" />Les rues anarchiques aux routes encore en terre par endroit et aux immeubles ravagés par le temps, accueillent chaque jour tout ce petit monde. L&rsquo;Inde héberge plus d&rsquo;un milliard d&rsquo;habitant et se prépare à dépasser la Chine. Les indiens marchent droit, ils se bousculent violemment et ne s&rsquo;excusent même pas. D&rsquo;où provient l&rsquo;expression &laquo;&nbsp;file indienne&nbsp;&raquo; ? C&rsquo;est une belle ânerie.</p>
<p>Nous sommes pris dans un tourbillon infernal de sensations et il y a impossibilité de s&rsquo;en sortir. Que faire ? Suivre le mouvement. Le soir, nous serons épuisés. La réalité n&rsquo;est pas facile. Les indiens ne sont pas des tendres, ils ne sourient pas souvent, même pas entre eux. Chacun doit sa propre réussite à ses facultés à dépasser les autres. Si un homme se fait renverser par une voiture, personne ne viendra le relever. En une heure seulement, j&rsquo;ai failli moi même me faire renverser par plusieurs véhicules. Cela m&rsquo;a marqué car dans le reste de l&rsquo;Asie, quand la circulation était bouchée et que nous voulions traverser, les véhiculent s&rsquo;adaptaient à notre pas… c&rsquo;est fini en Inde.</p>
<p>Quand on demandait aux autres voyageurs avant de partir ce qu&rsquo;il pensait de ce pays, ils nous répondaient &laquo;&nbsp;Aaaah l&rsquo;Inde…&nbsp;&raquo; Mais qu&rsquo;est-ce que cela peut bien vouloir dire ? Aujourd&rsquo;hui, en sortant de mon lit, j&rsquo;ai été bercée par les chansons des vendeurs ambulants de rue &laquo;&nbsp;Chai chai !&nbsp;&raquo;(thé indien). Toujours dans la même auberge, trente minutes plus tard, j&rsquo;étais transportée gustativement par un petit déjeuner indien traditionnel. La télé allumée pas loin diffusait des musiques de Bollywood, composées de centaines de danseurs aux costumes colorés. Ce pays, s&rsquo;il n&rsquo;existait pas, il faudrait l&rsquo;inventer ! Une heure plus tard, trois rickshaw manquaient de me percuter, une petite fillette des rues s&rsquo;agrippait à mon pull et un corps, sûrement trop attaqué par l&rsquo;alcool consommé la veille, gisait au milieu de la route, inerte. Et personne ne s&rsquo;en souciait.</p>
<p>Les indiens ont un caractère dur. Je sens qu&rsquo;ils réussiront à forger mon propre caractère. Et je les remercie pour ça. En l&rsquo;espace d&rsquo;une journée, je me suis mise à la fois à adorer l&rsquo;Inde passionnément puis à la détester. Ces sentiment sont déstabilisants.</p>
<p>Il faut pourtant déjà quitter Delhi. J&rsquo;ai l&rsquo;impression de n&rsquo;y avoir rien fait, rien vu, mais d&rsquo;y avoir ressenti le pays tout entier ; d&rsquo;avoir grandi aussi. Je sais que nous retournerons un jour dans cette ville. C&rsquo;est obligé. Je suis si impatiente de retrouver ma Dilli&#8230;</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-4484" title="Colorant indien sur le marché" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2013/03/DSC00881-e1362495539949.jpg" alt="Colorant indien sur le marché" width="470" height="626" /></p>
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