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	<title>De ci de la, de briques et de bois &#187; souvenirs</title>
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	<description>Un tour du monde des architectures</description>
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		<title>Une vieille connaissance</title>
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		<pubDate>Sun, 14 Apr 2013 09:17:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Elodie]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[17 LE RETOUR]]></category>
		<category><![CDATA[décompte]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[l'aventure commence ici]]></category>
		<category><![CDATA[souvenirs]]></category>
		<category><![CDATA[tour du monde]]></category>

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		<description><![CDATA[Soudain, c&#8217;est le choc. Les gens courent, se précipitent, marchent d&#8217;un pas certain. Pourquoi ? Pour prendre le plus rapidement possible le train interne du terminal de l&#8217;aéroport London Heathrow et espérer récupérer leurs bagages… trois minutes plus tôt que les autres&#8230; peut-être. C&#8217;est aussi le choc une fois dehors. La rue est calme &#8211; [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Soudain, c&rsquo;est le choc. Les gens courent, se précipitent, marchent d&rsquo;un pas certain. Pourquoi ? Pour prendre le plus rapidement possible le train interne du terminal de l&rsquo;aéroport London Heathrow et espérer récupérer leurs bagages… trois minutes plus tôt que les autres&#8230; peut-être.</p>
<p style="text-align: justify;">C&rsquo;est aussi le choc une fois dehors. La rue est calme &#8211; trop calme, c&rsquo;est pas bon signe. Il fait froid surtout ; un froid qui nous arrive comme une grosse claque en pleine figure, qui nous ronge les os et qui nous nargue en répétant &laquo;&nbsp;eh, eh, ici on est dans votre bonne vieille Europe en plein mois de Mars les amis !&nbsp;&raquo; Mais c&rsquo;est possible un truc pareil ?? Sur quelles terres avons-nous débarqué ?? Hier, il faisait trente cinq degrés ! On se regarde tous les deux, l&rsquo;air sévère. L&rsquo;instant est dramatique. On ne rigole plus, oh ça non. Parce qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de quoi rire. On ne reconnaît plus rien. Nous sommes devenus étrangers sur nos propres terres.</p>
<div class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align: justify;">
<dl id="attachment_4768" class="wp-caption aligncenter" style="width: 480px;">
<dt class="wp-caption-dt"><img class="size-full wp-image-4768" title="Cabine téléphonique de Londres" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2013/04/2013-03-01_Retour_Londres_IMG_0834.jpg" alt="Cabine téléphonique de Londres" width="470" height="705" /></dt>
<dd class="wp-caption-dd">Allo ? Oui, oui, je suis bien arrivée en terre inconnue.</dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align: justify;">Nous nous précipitons dans les rues calmes et sombres de Londres (dois-je préciser que pourtant nous nous trouvons en plein centre historique un jeudi soir 21h ? Fraîchement débarqués d&rsquo;Inde, l&rsquo;euphorie londonienne ne prend pas sur nous et a des allures de fin de soirée, vous savez le moment où l&rsquo;on diffuse les musiques les plus lentes et déprimantes afin de faire fuir les gens).<br />
Nous rejoignons notre logement pour la nuit. C&rsquo;est une auberge de jeunesse, l&rsquo;originale, à l&rsquo;anglaise, avec un pub. L&rsquo;accueil des voyageurs se fait dans la salle animée, au comptoir, entre deux machines à pressions. On trouve, bien qu&rsquo;à des années lumières de ce que nous avons vécu ces derniers temps, l&rsquo;ambiance très sympathique. Mais il y a un hic : le lit dans notre dortoir est à vingt sept euro. Oui, LE lit !</p>
<p style="text-align: justify;">Et là, c&rsquo;est de nouveau le choc.<span id="more-4767"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Fatigués par le décalage horaire, et sûrement par l&rsquo;émotion de fouler des terres quittées il y a un an, nous grimpons vite à l&rsquo;étage pour regagner notre chambre partagée. A peine franchi le seuil de la porte, nous poussons des cris de joie et sautons sur nos lits. Oh comme les draps sentent bons ! Oh comme la moquette est douce et propre ! Oh ? Tu as vu ? La serviette de bain fournie est blanche et elle sent… la lessive ! Passé l&rsquo;excitation des retrouvailles avec la propreté, la vraie (on s&rsquo;était presque perdus de vue en réalité), nous songeons à manger. Il est déjà 22h. Nous filons dans une supérette aseptisée selon nous (comprenez : produits en conserves, en cartons, sous emballages ou sous vide, déposés soigneusement et astiqués pour briller, avec des dates de péremption bien définies) pour nous acheter de quoi grignoter autour d&rsquo;une bière à une table de notre pub-auberge. Dire que nous avions dans cette supérette sérieusement hésité à nous prendre un tikka masala surgelé et des naan à cuire pour fêter notre retour en Occident !<br />
Autour d&rsquo;une bonne pinte de Guiness &#8211; partagée à deux &#8211; et de crackers au sésame, nous parlerons ce soir là de nos dernières aventures, sautant du récit d&rsquo;un pays à un autre comme du coq à l&rsquo;âne et nous rirons comme de grands enfants se remémorant leurs bêtises concoctées ensemble il y a longtemps. Nous n&rsquo;avions pas vu le temps passer, ni l&rsquo;alcool nous monter à la tête (pardonnez-nous, mais nous ne sommes plus habitués) et c&rsquo;est lorsque l&rsquo;on s&rsquo;effondrera presque sur notre table que nous songerons à retourner dans notre chambre afin de dormir un peu. Dodo l&rsquo;enfant do, l&rsquo;enfant dormira… bien… tôt.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-4776" title="Good Night London" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2013/04/2013-03-01_Retour_Londres_IMG_0930.jpg" alt="Good Night London" width="470" height="313" /></p>
<p style="text-align: justify;">Le lendemain matin, la nouvelle nous arrivera comme un courant d&rsquo;air très frais qui se faufile sous votre porte et qui vous glace le sang. Ah ?… Oui, c&rsquo;est vrai. Aujourd&rsquo;hui nous sommes ce jour là, ce jour si lointain que nous n&rsquo;avions jamais évoqué. Nous sommes rentrés.</p>
<p style="text-align: justify;">Réjouissons-nous ! Nous nous réveillons dans la capitale anglaise ! La ville nous est tout entière pour la journée ! Je bénis ce choix d&rsquo;être rester à Londres plutôt que d&rsquo;être immédiatement rentré, nous raccrochant encore un peu à notre voyage.</p>
<div class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align: justify;">
<dl id="attachment_4780" class="wp-caption aligncenter" style="width: 480px;">
<dt class="wp-caption-dt"><img class="size-full wp-image-4780" title="Nestor découvre la capitale britannique" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2013/04/2013-03-01_Retour_Londres_IMG_0910.jpg" alt="Nestor découvre la capitale britannique" width="470" height="313" /></dt>
<dd class="wp-caption-dd">Nestor découvre la capitale britannique</dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align: justify;">Nous nous précipitons dans les vieilles rues connues de Londres, un peu comme sur un pèlerinage, suivant nos pas ayant déjà foulés les pavés du sol britannique. Nous enfilons chaussures de randonnée et nos triples couches thermiques, c&rsquo;est qu&rsquo;on est fichtrement bien équipé, afin d&rsquo;affronter l&rsquo;horrible froid polaire et la taille <del>démentielle</del> de la ville ! Non ?… Ah pardon, rectification récente : le vieux centre de Londres est finalement tout petit. A tel point que nous le parcourrons en moins de quatre heure à pieds. Sommes-nous trop habitués à nous débrouiller seuls dans des villes titanesques comme Beijing ou Tokyo ? Je me souviens dans un article avoir attribué à &laquo;&nbsp;Kyoto&nbsp;&raquo; des allures de village. La taille du centre de Londres me surprend donc et je réplique alors à Fabien &laquo;&nbsp;ça t&rsquo;avait fait cet effet la dernière fois Londres ?&nbsp;&raquo; Réponse : &laquo;&nbsp;Non, je voyais la ville plus grande&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;">Encore le choc. Décidément !</p>
<div class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align: justify;">
<dl id="attachment_4773" class="wp-caption aligncenter" style="width: 480px;">
<dt class="wp-caption-dt"><img class="size-full wp-image-4773" title="Rencontre avec la garde royale" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2013/04/2013-03-01_Retour_Londres_IMG_0840.jpg" alt="Rencontre avec la garde royale" width="470" height="313" /></dt>
<dd class="wp-caption-dd">Rencontre inattendue avec la garde royale</dd>
</dl>
</div>
<div class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align: justify;">
<dl id="attachment_4769" class="wp-caption aligncenter" style="width: 480px;">
<dt class="wp-caption-dt"><img class="size-full wp-image-4769" title="Architecture du centre historique" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2013/04/2013-03-01_Retour_Londres_IMG_0856.jpg" alt="Architecture du centre historique" width="470" height="313" /></dt>
<dd class="wp-caption-dd">Nos retrouvailles avec l&rsquo;architecture de la Vieille Europe. Où est passé le bambou ?? Les tuk tuk ? </dd>
</dl>
</div>
<div class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align: justify;">
<dl id="attachment_4771" class="wp-caption aligncenter" style="width: 480px;">
<dt class="wp-caption-dt"><img class="size-full wp-image-4771" title="La nouvelle tour de Londres : le shard" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2013/04/2013-03-01_Retour_Londres_IMG_0904.jpg" alt="La nouvelle tour de Londres : le shard" width="470" height="705" /></dt>
<dd class="wp-caption-dd">On s&rsquo;en va juste un an et, hop, une nouvelle tour se construit !</dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-4779" title="La Tamise" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2013/04/2013-03-01_Retour_Londres_IMG_0902.jpg" alt="La Tamise" width="470" height="313" /></p>
<p style="text-align: justify;">La journée défilera vite. On se croirait encore en plein voyage, en pleine escale avant de nouvelles aventures exotiques. Inde, Angleterre, et après ? Nous avançons sans avoir quitté notre petit univers à nous que l&rsquo;on s&rsquo;était créé cette dernière année.</p>
<div class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align: justify;">
<dl id="attachment_4777" class="wp-caption aligncenter" style="width: 480px;">
<dt class="wp-caption-dt"><img class="size-full wp-image-4777" title="Fish N Chips ce midi !" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2013/04/2013-03-01_Retour_Londres_IMG_0858.jpg" alt="Fish N Chips ce midi !" width="470" height="313" /></dt>
<dd class="wp-caption-dd">Fish N Chips ce midi ! Avec une pinte s&rsquo;il vous plait, coutume locale&#8230;</dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align: justify;">Le midi, nous mangeons dans un restaurant local afin de s&rsquo;acclimater. On découvre la livre, on admire l&rsquo;architecture. On observe les habitants et leurs mœurs. Tout se passait à merveille jusqu&rsquo;à ce que…</p>
<p style="text-align: justify;">… en milieu d&rsquo;après-midi, les compteurs décisifs s&rsquo;activent. Il nous reste avant de partir une dernière chose à faire à Londres, une chose très importante. Pour cela, direction le British Museum.</p>
<p style="text-align: justify;">C&rsquo;est avec excitation que nous pénétrons dans l&rsquo;enceinte de ce musée, décidément un des plus beaux que nous ayons visité. Nous prenons possession d&rsquo;un plan afin de LE retrouver le plus rapidement possible. Nous ne sommes ici que pour LUI. Le plan nous indique qu&rsquo;il n&rsquo;est pas loin dans une immense salle, on s&rsquo;y précipite.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, une fois devant l&rsquo;entrée de la pièce, nous ralentissons le pas, comme si nous devions franchir un cap, comme si brusquement nous allions remonter des mois et des mois en arrière et que trop de souvenirs forts ressurgiraient. Nous respirons et entrons. IL nous attendait !</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-4774" title="British Museum et son moaï" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2013/04/2013-03-01_Retour_Londres_IMG_0860.jpg" alt="British Museum et son moaï" width="470" height="705" /></p>
<p style="text-align: justify;">Tout nous revient en tête ; nos compagnons d&rsquo;auberge, la famille tahitienne, Romain, Marion et évidemment Blas et Christian, nous revoyons nos ballades sur les terres dénouées et colorées de l&rsquo;île, ses volcans inactifs, Orongo, Tongariki, Anakena.<br />
Au milieu du brouhaha et de la foules britanniques, nous nous sentons pourtant seuls, habités par des sensations lointaines. En l&rsquo;espace d&rsquo;un instant, nous sommes reparti sur Rapa Nui, l&rsquo;île de Pâques.<br />
Nous scrutons de plus près notre ami moaï. Il n&rsquo;a pas changé, toujours cette bouille si énigmatique et cette grimace sur les lèvres. Décidément, non, un moaï, ça ne rit pas. Puis nous allons derrière lui. Son dos est recouvert de dessins sculptés, ce qui est plutôt rare chez ces statues. Voilà la pièce manquante ! Lionel, notre guide à Rapa Nui, tuerait peut-être pour être à notre place. Il nous en avait souvent parlé de Monsieur Hoa. Oui, parce que ce moaï a un petit nom, il s&rsquo;appelle Hoa Hakananai&rsquo;a. Revenons loin en arrière.<br />
En 1868, l&rsquo;équipage du navire anglais commandé par Richard Ashmore Powell débarque sur l&rsquo;île de Pâques et décide de ramener en Angleterre des éléments d&rsquo;arts locaux. Il rapporte ce moaï impressionnant de quatre tonnes. Située au village sacré d&rsquo;Orongo (près du cratère Rano Kau), la statue était devenue une des plus vénérées de l&rsquo;île. Sur son dos, les habitants avaient ajouté des symboles sculptés en rapport avec le culte de l&rsquo;homme oiseau. Ces sculptures, rajoutées sur ce moaï tendraient à prouver que la transition du culte des ancêtres (le dressage des moaï) vers le culte de l&rsquo;homme oiseau (un fois par an, des hommes sautaient dans l&rsquo;océan pour rejoindre une île et voler un œuf d&rsquo;oiseau) se serait faite progressivement et que les deux cultes auraient coexisté pendant une période.</p>
<div class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align: justify;">
<dl id="attachment_4778" class="wp-caption aligncenter" style="width: 480px;">
<dt class="wp-caption-dt"><img class="size-full wp-image-4778" title="Sous les feux des projecteurs" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2013/04/2013-03-01_Retour_Londres_IMG_0879.jpg" alt="Sous les feux des projecteurs" width="470" height="313" /></dt>
<dd class="wp-caption-dd">Sous les feux des projecteurs à Londres</dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align: justify;">Voilà ce qui nous manquait ! Je revois Lionel nous faire la démonstration de cette hypothèse devant un trou sur une pelouse, avec quelques photos en main à l&rsquo;appui, sur le site d&rsquo;Orongo. On lui avait dit : &laquo;&nbsp;Dès que nous rentrerons en Europe, nous iront voir ce moaï dont tu nous parles tant&nbsp;&raquo;. Arrivés à Londres, les rues de la capitale ne nous intéressaient plus. Il fallait que l&rsquo;on prenne cette chance unique de retourner un instant sur l&rsquo;île de Pâques.</p>
<div class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align: justify;">
<dl id="attachment_4772" class="wp-caption aligncenter" style="width: 480px;">
<dt class="wp-caption-dt"><img class="size-full wp-image-4772" title="Le cratère de Rano Kau, Rapa Nui, île de Pâques" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2013/04/2012-04-12_IDP_Orongo_IMG_4922.jpg" alt="Le cratère de Rano Kau, Rapa Nui, île de Pâques" width="470" height="313" /></dt>
<dd class="wp-caption-dd">Rano Kau</dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align: justify;">C&rsquo;est étrange comme Rapa Nui a marqué nos esprits. Plus que n&rsquo;importe quel autre lieu, l&rsquo;île nous a envouté. A l&rsquo;époque c&rsquo;était une sensation étrange et nouvelle. Je me souviens d&rsquo;avoir pleuré durant notre tour du monde lors des au revoir avec deux lieux (nous avons fait quinze pays), seulement deux… Rapa Nui aura été le plus bouleversant.<br />
Un ami qui nous est cher nous a dit que nous retournerions un jour sur cette île&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Oui mais, dans vingt-cinq ans !</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-4781" title="Culte de l'homme oiseau à Orongo, Rapa Nui, île de Pâques" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2013/04/2012-04-12_IDP_Orongo_IMG_4876.jpg" alt="Culte de l'homme oiseau à Orongo, Rapa Nui, île de Pâques" width="470" height="313" /></p>
<p style="text-align: justify;">Nous quitterons le British Museum en silence. Qu&rsquo;étions nous venu chercher face à ce moaï ? Des réponses ? Des souvenirs ?<br />
Je crois qu&rsquo;en fait nous étions venus voir cette statue pour mieux dire au revoir à toutes nos aventures récentes. Le cap est difficile à franchir. Nous allons prendre le ferry pour la France demain matin à sept heures. L&rsquo;instant est presque solennel.</p>
<div class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align: justify;">
<dl id="attachment_4770" class="wp-caption aligncenter" style="width: 480px;">
<dt class="wp-caption-dt"><img class="size-full wp-image-4770" title="Retour en France après un an de tour du monde" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2013/04/2005-12-31_Inde_Mumbai_DSC00969.jpg" alt="Retour en France après un an de tour du monde" width="470" height="353" /></dt>
<dd class="wp-caption-dd">Sur le retour&#8230; Dernière photo prise à l&rsquo;aéroport en Inde, trois heures avant le décollage de notre  avion pour l&rsquo;Europe&#8230;</dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align: justify;">C&rsquo;est étrange comme les souvenirs réapparaissent subitement, comme un tourbillon incontrôlable, et ce, même en pleine nuit. Notre nouvelle aventure désormais sera tout à fait différente de la dernière vécue sur les routes du monde et pourtant, il faudra vivre avec ce flot de souvenirs, comme de vieux amis inséparables qui se remémorent leurs années passées.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-4775" title="Tongariki, Rapa Nui, île de Pâques" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2013/04/2012-04-17_IDP_Tongariki_IMG_6309.jpg" alt="Tongariki, Rapa Nui, île de Pâques" width="470" height="313" /></p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
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		<title>Une aventure cambodgienne</title>
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		<pubDate>Mon, 31 Dec 2012 06:30:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Elodie]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[13 CAMBODGE]]></category>
		<category><![CDATA[bus]]></category>
		<category><![CDATA[départ]]></category>
		<category><![CDATA[l'aventure commence ici]]></category>
		<category><![CDATA[souvenirs]]></category>

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		<description><![CDATA[Il n&#8217;y a pas si longtemps que ça j&#8217;étais au Cambodge. J&#8217;ai l&#8217;impression que c&#8217;était hier. Pourtant cela fait bien une semaine déjà que le coup de tampon final s&#8217;était abattu sur mon passeport bien rempli. Aujourd&#8217;hui j&#8217;ouvre mon carnet de route tout neuf avec un grand sourire. J&#8217;adore entamer mes nouveaux cahiers ou mes [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Il n&rsquo;y a pas si longtemps que ça j&rsquo;étais au Cambodge. J&rsquo;ai l&rsquo;impression que c&rsquo;était hier. Pourtant cela fait bien une semaine déjà que le coup de tampon final s&rsquo;était abattu sur mon passeport bien rempli. Aujourd&rsquo;hui j&rsquo;ouvre mon carnet de route tout neuf avec un grand sourire. J&rsquo;adore entamer mes nouveaux cahiers ou mes livres. Ils sentent bons le papier frais, les feuilles glissent entre mes doigts sans accroche tout en faisant ce délicieux bruit de papier neuf. Je pourrais passer des heures à admirer le corps d&rsquo;un nouveau livre. Un carnet de route c&rsquo;est tout un tas de chose en perspective, tant de pages blanches vierges de vie à noircir.</p>
<p>Thaïlande, il est 15 heure. Ma chambre n&rsquo;est pas encore prête. Sur le balcon, j&rsquo;ouvre donc mon second cahier acheté à Phnom Penh. Je déroule le fil qui retient la couverture et les pages, comme dans les bons films d&rsquo;aventurier où le héros admire un sublime paysage en notant ses anecdotes sur son bon vieux compagnon, son carnet en cuir qui tient grâce à bout de fil. Le mien est en caoutchouc, en assemblage de chambre à air pour être exacte. A l&rsquo;intérieur, cousu par du fil orange, un beau tissu aux motifs floraux verts, roses et oranges permet de retenir le carnet en question. L&rsquo;étiquette, toute petite, atteste de son origine : &laquo;&nbsp;Friends&nbsp;&raquo;. Un joli nom surtout lorsque l&rsquo;on sait à quoi œuvre l&rsquo;association. J&rsquo;imagine l&rsquo;enfant ayant trouver un refuge auprès de ces adultes en train de confectionner de ses mains ce cahier. Un joli travail bonhomme !</p>
<p>Le Cambodge est un pays mystérieux fait de sonorités, d&rsquo;odeurs et de sensations que chaque voyageur ressent indéniablement. Ce pays a ce quelques chose d&rsquo;indéfinissable, un petit truc à lui qui charme. Je ne saurais l&rsquo;expliquer, il marque, c&rsquo;est comme une claque.</p>
<div id="attachment_4039" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-4039" title="Poussière du Ratanakiri" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/12/IMG_3770.jpg" alt="Poussière du Ratanakiri" width="470" height="313" /><p class="wp-caption-text">Poussière du Ratanakiri indélébile</p></div>
<p><span id="more-4037"></span>A Ban Lung dans le Ratanakiri, nous passions toutes nos soirées dans ces restaurants khmers, ces espèces d&rsquo;échoppes mi-restaurant, mi-hall d&rsquo;entrée, mi-salon familial privé et mi-stand de rue. Dès 18h, la grande enseigne de bière &laquo;&nbsp;Angkor&nbsp;&raquo; brillait fièrement sur la chaussée comme pour annoncer &laquo;&nbsp;Ici on est fier de nos temples mais surtout de notre bière. On vous sert un grand pichet pour 8 000 riel (2$)&nbsp;&raquo;. Ce qui nous attirait dans ces échoppes de Ban Lung, détrompez-vous ce n&rsquo;est pas la bière, mais la gentillesse des serveurs et des habitués. Nous étions assez peu de voyageurs dans le restaurant khmer où nous avions élu domicile. Nous, deux autres et trois expatriés devenus avec le temps des habitués. C&rsquo;était non sans émotion que nous rentrions à chaque fois dans ce grand hall bétonné et carrelé, à déambuler entre les dizaines de tables en plastique  à la recherche d&rsquo;un petit coin où se poser. C&rsquo;est qu&rsquo;il était fréquenté celui là ! On ne faisait pas les fiers parmi tous ces khmers réunis en famille ou entre amis, dégustant des plats bien connus par eux, et à parler fort, signe d&rsquo;une soirée bien réussie dans ce pays. On avait l&rsquo;impression d&rsquo;entrer dans une cantine joviale, un repaire, où pendant l&rsquo;espace d&rsquo;un instant, à notre entrée, le silence s&rsquo;installait pour nous observer. Non, je ne rêve pas, tous les regards sont tournés vers nous.<br />
Une serveuse bienveillante, venait vite nous accompagner et nous aider à nous installer. Nous croisions les regards de nos voisins, déclenchant ainsi leur beaux sourires et hop, nous voilà insérer parmi la foule d&rsquo;habitués. Tout le monde repartait alors à ses occupations principales. Notre serveuse revenait pour prendre la commande mais surtout pour nous offrir une grosse théière remplie, deux verres avec des glaçons et un saladier de riz (il remplirait allègrement six estomacs en France) ! La bonne humeur régnait dans ce hall. Au Cambodge, manger se dit &laquo;&nbsp;riz&nbsp;&raquo; comme si ne pas offrir autant de riz que nécessaire était un impair. Offrir du thé dans un pays où l&rsquo;eau n&rsquo;est pas potable est un geste qui nous a touché aussi et il ne sera pas si souvent renouvelé ailleurs dans le Cambodge.</p>
<div id="attachment_4040" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-4040" title="Enseigne Angkor" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/12/IMG_3797.jpg" alt="Enseigne Angkor" width="470" height="313" /><p class="wp-caption-text">Enseigne Angkor ? Ici on sert de la bière !</p></div>
<p>Il existe de nombreux restaurants khmers familiaux partout sur le territoire cambodgien où bière et nourriture ne sont pas chers. Mais nul part ailleurs qu&rsquo;à Ban Lung, l&rsquo;accueil n&rsquo;aura été à ce point marqué par les locaux. Le riz et le thé n&rsquo;auront été offert ET à volonté qu&rsquo;ici dans notre petit restaurant habituel, ce qui montre jusqu&rsquo;où va la générosité des habitants de Ban Lung qui, immédiatement, nous ont intégré comme étant des leurs.</p>
<div id="attachment_4038" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-4038" title="Ban Lung" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/12/Ban-Lung.jpg" alt="Ban Lung" width="470" height="313" /><p class="wp-caption-text">Enfant de Ban Lung</p></div>
<p>Voici des scènes bien banales de notre vie courante que je vous peint mais elles resteront nos meilleurs souvenirs du Ratanakiri.</p>
<p>A Kratie, c&rsquo;est sur le chemin qu&rsquo;un évènement me marquera.<br />
Nous roulons en direction de la ville et notre minibus fait une pause sur le bord de la route pour les pipi urgents, les petons à dégourdir et les estomacs vides. Fabien file aux toilettes tandis que moi, je m&rsquo;éloigne du groupe pour visiter les alentours. Il y a cinq familles qui vivent sur le bord de cette route dans leurs commerces faisant office de salle à manger et salle à dormir. Je m&rsquo;approche de l&rsquo;un d&rsquo;entre eux par simple curiosité.  Je me fais très vite repérer par les jeunes garçons de la maison. Le plus jeune, six ou sept ans, sort sa tête par la fenêtre en m&rsquo;interpellant. Je le regarde en souriant car je sais qu&rsquo;il ne s&rsquo;arrêtera pas tant que je ne lui aurait pas répondu. Je vais donc épargner d&rsquo;user son énergie à ce ptit bout à trop crier &laquo;&nbsp;Hello&nbsp;&raquo;, je lui fais signe. Il sort encore un peu plus sa tête apparemment satisfait d&rsquo;avoir été remarqué par une étrangère. Il se met à secouer ses bras en l&rsquo;air. Il me fait de grand coucou. &laquo;&nbsp;Hello ! Hello !&nbsp;&raquo;. Le chauffeur de bus m&rsquo;appelle, il faut repartir. Je regarde mon petit amoureux qui désormais m&rsquo;envoie des grands bisous volants avec ses deux mains. Je reçoit avec un grand plaisir une pluie de bisous de ce petit garçon inconnu du bord de la route en direction de Kratie. Je pars raconter l&rsquo;anecdote à Fabien. Je n&rsquo;oublierai pas cette petite tête brune…</p>
<div id="attachment_4112" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-4112" title="Jus de canne à sucre sur le bord de la route" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/12/IMG_1997.jpg" alt="Jus de canne à sucre sur le bord de la route" width="470" height="629" /><p class="wp-caption-text">Jus de canne à sucre sur le bord de la route, dans un sac plastique</p></div>
<div id="attachment_4041" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-4041" title="Plage de Kratie" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/12/IMG_3884.jpg" alt="Plage de Kratie" width="470" height="313" /><p class="wp-caption-text">Plage de Kratie et ses transports locaux</p></div>
<p>A Siem Reap, notre heureuse surprise sera toujours en compagnie d&rsquo;enfants. Nous sommes le deuxième jour en plein milieu des temples d&rsquo;Angkor. Comme toujours, nous sommes accueillis à l&rsquo;entrée et à la sortie par une véritable tribu d&rsquo;enfants, vendeurs improvisés de souvenirs pour la journée. Ces bouts de chou sont très très insistants. Cela agace vite pas mal de monde, ce que nous comprenons. Nous, nous préférons cependant en profiter pour bavarder avec eux, histoire de les connaître un peu mieux et de rendre, peut-être, leur journée &laquo;&nbsp;un peu&nbsp;&raquo; plus agréable. Ce ne sont que des enfants après tout. Oui mais des enfants qui ont un anglais incroyable ! Prenons un exemple : j&rsquo;ai fait tomber mes lunettes par inadvertance le premier jour et les casse. Une petite fille de quatre ans nous accompagnant pour vendre des bracelets me regarde alors les yeux ronds. Elle déclare : &laquo;&nbsp;Broken…&nbsp;&raquo;. J&rsquo;en oublie alors presque d&rsquo;avoir cassé mes lunettes, surprise de découvrir qu&rsquo;une gamine si jeune connaisse ce mot. A cet âge, en général, on sait compter, dire bonjour, merci et au revoir. Et encore… je met au défi de trouver un français ayant autant de vocabulaire à quatre ans…<br />
<img class="aligncenter size-full wp-image-4046" title="Vendeurs d'Angkor" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/12/IMG_5054.jpg" alt="Vendeurs d'Angkor" width="470" height="313" />Le plus surprenant se déroulera le deuxième jour. Un garçon de huit ans s&rsquo;approche de nous pour vendre ses cartes postales. &laquo;&nbsp;Dix pour 1$&nbsp;&raquo; dit il fièrement. Il les compte une par une à voix haute devant nous. C&rsquo;est bien bonhomme, tu sais compter en anglais mais nous n&rsquo;en voulons pas. Il insiste. &laquo;&nbsp;No, no, no&nbsp;&raquo; nous lui rétorquons et enchaînons poliment par un &laquo;&nbsp;Passe une bonne journée !&nbsp;&raquo; en souriant. Il rechigne en s&rsquo;éloignant et annonce en anglais sur un ton mi-déçu mi-comédien averti : &laquo;&nbsp;Oh, non… maintenant, ce n&rsquo;est pas une bonne journée…&nbsp;&raquo; Lui qui était si joviale il y a deux minutes, le voilà à traîner des pieds en jetant des regards derrière lui pour être sur que l&rsquo;on ne veuille toujours pas de ses cartes postales.<br />
Deux cents mètres plus loin, une jeune adolescente s&rsquo;attaque à nous pour vendre des boissons. &laquo;&nbsp;Non, merci&nbsp;&raquo;.<br />
Elle répond : &laquo;&nbsp;Mais vous avez besoin de boire un peu, un café ?&nbsp;&raquo;<br />
&laquo;&nbsp;Non, il fait chaud, pas de boisson chaude&nbsp;&raquo;<br />
&laquo;&nbsp;J&rsquo;ai des boisson fraîches si vous voulez, du coca ?&nbsp;&raquo;<br />
&laquo;&nbsp;Pas de sucre, merci&nbsp;&raquo;<br />
&laquo;&nbsp;De l&rsquo;eau alors ?&nbsp;&raquo;<br />
Elle trouvera pendant quelques minutes tout un tas d&rsquo;argument pour nous faire craquer. Nous, on sourit. Elle parle très bien anglais cette belle jeune fille. Au bout d&rsquo;un moment, nous tenterons de clore l&rsquo;échange : &laquo;&nbsp;Nous n&rsquo;avons pas soif, désolé&nbsp;&raquo;.<br />
Elle tourne alors le dos brusquement, vexée et nous lance : &laquo;&nbsp;D&rsquo;accord ! Tu n&rsquo;as pas soif, il fallait le dire dès le début !&nbsp;&raquo;</p>
<div id="attachment_4045" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-4045" title="Enfants d'Angkor" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/12/IMG_5053.jpg" alt="Enfants d'Angkor" width="470" height="313" /><p class="wp-caption-text">Enfants d&#39;Angkor</p></div>
<p>Nous rigolons, plus par surprise de découvrir tous ces enfants si débrouillards et ayant autant de répartie à leur âge… en anglais ! Bravo ! On ne peut qu&rsquo;applaudir !</p>
<p>Phnom Penh, la capitale, m&rsquo;aura terriblement envouté. Peut-être un peu moins Fabien. Je ne saurais pourquoi mais cette ville m&rsquo;a touché. En marchant dans les rues, j&rsquo;avais la sensation de croquer la vie à pleine dent. Et c&rsquo;est à Phnom Penh que nous aurons notre meilleur souvenir du Cambodge.<br />
Pour cela revenons en arrière. Cela fait déjà deux semaines que nous vivons dans la ville, dans le même quartier, dans la même auberge. Nous restons souvent dans le coin, boire un café, acheter un ananas ou une mangue à la vendeuse d&rsquo;à côté et surfer sur le net sur une chaise posée sur le trottoir. Au fil des jours, nos voisins cambodgiens ont fini par enregistrer notre visage et à nous reconnaître, surtout les chauffeurs de tuk tuk qui stationnent toute la journée dans la rue devant notre auberge. Chaque matin, nous avons de plus en plus le droit à notre &laquo;&nbsp;Hello !&nbsp;&raquo;, juste comme ça, pour le plaisir de dire bonjour. Nous sommes toujours restés poli avec ces messieurs et pourtant dieu sait que vu le nombre de proposition &laquo;&nbsp;hello, tuk tuk today ?&nbsp;&raquo; dans toute la ville (une grosse centaine en seulement quelques heures), nous aurions pu vite devenir agressif. Il n&rsquo;en est rien et nous leur avons toujours répondu avec sourire un :  &laquo;&nbsp;No, thank you&nbsp;&raquo;. Ils n&rsquo;insistent jamais. Par contre, heureux de notre réponse aussi gentille, beaucoup lèvent la tête avec un grand sourire sincère et nous lancent : &laquo;&nbsp;Oh ! Thank you ! Have a good day !&nbsp;&raquo; Comme quoi il suffit d&rsquo;un rien pour communiquer et faire plaisir aux gens… Nous nous sommes véritablement &laquo;&nbsp;liée d&rsquo;amitié&nbsp;&raquo; avec ces chauffeurs de tuk tuk, très gentils en définitif. Pour ça, le Cambodge va nous manquer.</p>
<div id="attachment_4043" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-4043" title="Tuk Tuk !" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/12/IMG_4058.jpg" alt="Tuk Tuk !" width="470" height="313" /><p class="wp-caption-text">Tuk Tuk !</p></div>
<p>Et ces chauffeurs nous le rendront bien !<br />
Passer du stade simple &laquo;&nbsp;touriste&nbsp;&raquo; au rang de &laquo;&nbsp;résidant temporaire du quartier&nbsp;&raquo; après quinze jours, les tuk tuk de notre quartier nous reconnaissent dans la rue n&rsquo;importe où, même à vingt minutes de marche de notre auberge. Ils nous klaxonnent au passage et nous saluent avec de grands signes. Ça fait vraiment plaisir.</p>
<div id="attachment_4047" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-4047" title="On est bien a l'intérieur !" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/12/S1190001.jpg" alt="On est bien a l'intérieur !" width="470" height="264" /><p class="wp-caption-text">On est bien a l&#39;intérieur !</p></div>
<div id="attachment_4113" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-4113" title="Tuk tuk Cambodge" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/12/IMG_1989.jpg" alt="Tuk tuk Cambodge" width="470" height="629" /><p class="wp-caption-text">Tout est dit !</p></div>
<p>Le dernier jour où nus devons partir, un pick up vient nous chercher à l&rsquo;auberge. Il est 10h du matin. Nos chauffeurs de tuk tuk sont tous là dehors à attendre une opportunité de course avec un client. Ils nous voient alors sortir avec nos gros sacs à dos pour les charger dans la camionnette. Le message est passé. Et tous sans exception, une dizaine peut-être, se lèvent. Certains, ceux avec qui nous avons discuté le plus souvent, sortent même de leur véhicule pour se rapprocher de nous. Ils nous saluent, encore une fois, tous sans exception. Nous les regardons un instant, bloqués sur la route. On aurait envie de papoter un instant. On nous presse, il faut partir. Tout le quartier est en train de nous dire au revoir avec de beaux sourires et de chaleureuses salutations. Moment de gloire et petite larme à l&rsquo;œil. Il faut partir… Mais est-ce vraiment obligatoire ?…</p>
<p>Le Cambodge a ce petit quelque chose d&rsquo;indéfinissable qui marque le voyageur. Une joie de vivre, une envie d&rsquo;aller de l&rsquo;avant, de s&rsquo;en sortir, d&rsquo;accueillir, de se faire plaisir, de toujours vouloir rencontrer son voisin, de persévérer malgré les difficultés&#8230;<br />
Lorsque l&rsquo;on quitte un pays, nous avons toujours besoin d&rsquo;écrire une sorte de conclusion car il n&rsquo;est jamais facile de partir, croyez-nous. Écrire nous permet de passer à autre chose… surtout quand on quitte un pays où l&rsquo;on aimerait, peut-être, un jour vivre.</p>
<p>Pourquoi pas après tout ?</p>
<div id="attachment_4044" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-4044" title="Notre chauffeur de tuk tuk s'est endormi..." src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/12/IMG_4823.jpg" alt="Notre chauffeur de tuk tuk s'est endormi..." width="470" height="313" /><p class="wp-caption-text">Notre chauffeur de tuk tuk s&#39;est endormi... Chuuut</p></div>
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