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	<title>De ci de la, de briques et de bois &#187; 03 RAPA NUI</title>
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	<description>Un tour du monde des architectures</description>
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		<title>Longue journée et grandes émotions</title>
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		<pubDate>Wed, 02 May 2012 14:12:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Elodie]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[03 RAPA NUI]]></category>
		<category><![CDATA[difficultés]]></category>
		<category><![CDATA[l'aventure commence ici]]></category>
		<category><![CDATA[voiture]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour notre dernier jour sur Rapa Nui, nous avons loué un véhicule afin de refaire les sites les plus marquants. L&#8217;expédition avec Lionel d&#8217;une journée entière s&#8217;étant terminée sous la pluie, nous souhaitons retourner au moins deux heures dans la carrière des moais. Mais le sujet de cet article n&#8217;est pas là car notre dernière [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Pour notre dernier jour sur Rapa Nui, nous avons loué un véhicule afin de refaire les sites les plus marquants. L&rsquo;expédition avec Lionel d&rsquo;une journée entière s&rsquo;étant terminée sous la pluie, nous souhaitons retourner au moins deux heures dans la carrière des moais.</p>
<p>Mais le sujet de cet article n&rsquo;est pas là car notre dernière journée fut remplies d&rsquo;aventures.</p>
<p>09h30 du matin : nous nous rendons à l&rsquo;agence de location Océanic pour prendre possession d&rsquo;une Jimny 4&#215;4, une sorte de 4&#215;4 qui en a l&rsquo;allure mais qui n&rsquo;en est pas un. Il ne nous coûtera que 35 000 pesos chilien (50€). Il faut savoir par contre que sur l&rsquo;île de Pâques, les agences de location ne fournissent pas de franchise, il n&rsquo;y a aucune assurance, c&rsquo;est à toi de la fournir ou de rouler à tes risques et périls. Nous choisissons l&rsquo;option &laquo;&nbsp;paiement par MasterCard&nbsp;&raquo; nous permettant d&rsquo;assurer automatiquement le véhicule (pas sur la piste, attention, soit les 3/4 de l&rsquo;île), option que la commerciale nous refusera fermement (aller savoir pourquoi ?? elle avait l&rsquo;appareil à carte sur son bureau presque tout neuf).</p>
<p>&laquo;&nbsp;Cash por favor !&nbsp;&raquo;</p>
<p>Certes, nous reviendrons donc payer ce soir car nous n&rsquo;avons pas la monnaie sur nous. Et c&rsquo;est parfait ! On verra bien si il y a eu accident ou non après avoir roulé toute journée et donc MasterCard ou non (on insistera, l&rsquo;appareil est là).</p>
<p>Nous quittons Hanga Roa pour rejoindre Orongo, le village cérémoniel, haut lieu archéologique, près du cratère où les habitants procédaient au culte de &laquo;&nbsp;l&rsquo;homme-oiseau&nbsp;&raquo;. Il n&rsquo;y a que vingt minutes de route mais essentiellement de la piste et bien sûr le village est en haut d&rsquo;un volcan.</p>
<div id="attachment_2011" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-2011" title="Hanga Roa" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/05/2012-04-13_Chili_Ile_de_Paques_IMG_5098.jpg" alt="Hanga Roa" width="470" height="313" /><p class="wp-caption-text">Hanga Roa au loin, le seul village de Rapa Nui, tout le monde se connaît !</p></div>
<p><img class="aligncenter" title="Petroglyphes et ilots" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/05/2012-04-12_Chili_Ile_de_Paques_IMG_4873.jpg" alt="Petroglyphes et ilots" width="470" height="313" /></p>
<div id="attachment_2008" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-2008" title="Lac du cratère de Rano Kau" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/05/2012-04-12_Chili_Ile_de_Paques_IMG_4836.jpg" alt="Lac du cratère de Rano Kau" width="470" height="313" /><p class="wp-caption-text">Lac du cratère de Rano Kau</p></div>
<p>Après une petite heure de visite, noue rejoignons la  voiture pour la suite de notre aventure.   Aventure qui commence précisément à cet instant !<span id="more-2005"></span></p>
<p>Le Jimny 4&#215;4 ne démarre pas. Fabien réessaye une fois, deux fois, trois fois, rien. Les voyants du cadrants ne s&rsquo;allument pas ni même les feux. Nous n&rsquo;avons plus de batterie c&rsquo;est indéniable. Situation très fâcheuse car nous venons à peine de prendre le véhicule et n&rsquo;avons roulé que un seul trajet de vingt minute. Il est clair qu&rsquo;il n&rsquo;a pas été révisé avant de partir.</p>
<p>Petite précision pour que vous arriviez à vous mettre à notre place : l&rsquo;île de Pâque, ce n&rsquo;est pas Paris, ce n&rsquo;est pas Moidieu non plus (petit village d&rsquo;Élodie), beaucoup trop de trafic dans ces deux villes. A Orongo, nous sommes six voitures, il est 11h30, et un seul garde du parc de Rapa Nui. Le village est à deux heures de marche et nous sommes entourés de vallées et collines, vierges de toute vie.</p>
<div id="attachment_2016" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-2016" title="Une ile pelée" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/05/2012-04-15_Chili_Ile_de_Paques_IMG_5667.jpg" alt="Une ile pelée" width="470" height="313" /><p class="wp-caption-text">Le moyen de transport le plus utilisé même par les jeunes est... le cheval</p></div>
<p>Nous retournons à l&rsquo;accueil d&rsquo;Orongo pour expliquer notre situation au garde. Ça commence mal, il n&rsquo;y a pas de téléphone. Il essaye de joindre des gardes situés plus bas par talkie-walkie.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Une Jimny est bloquée à Orongo, je répète, une Jimny est bloqué à Orongo. Joindre Océanic&nbsp;&raquo; Fin de la communication grésillante du talkie.</p>
<p>Nous attendons, Fabien près de la voiture, Elodie dans le hall d&rsquo;accueil d&rsquo;Orongo.   Trente minutes s&rsquo;écoulent avant qu&rsquo;un deuxième garde inconnu se présente à Élodie en disant &laquo;&nbsp;Où sont les clefs ?&nbsp;&raquo;, c&rsquo;est tout. Elle en conclut rapidement qu&rsquo;il est là pour nous aider sinon pourquoi parlerait-il de clefs ? et l&rsquo;emmène près du véhicule. L&rsquo;homme s&rsquo;assoit dans le Jimny puis, on ne sait pas trop comment ni pourquoi, entame la conversation avec le propriétaire d&rsquo;une voiture voisine, un guide suisse comme Lionel en excursion. Par contre, pas de personnel de Océanic à l&rsquo;horizon… Par chance, le suisse a justement investit depuis peu dans un câble permettant la liaison entre deux voitures par les allumes cigares pour recharger les batteries. Le suisse lit les instructions, il ne l&rsquo;a jamais utilisé. Huum, c&rsquo;est rassurant.</p>
<p>Nous attendons dix minutes, rien, le moteur ne démarre pas et les feux ne s&rsquo;allument toujours pas. Les deux touristes en excursion avec le suisse reviennent du bord du cratère, ils sont invités par leur guide à lire les panneaux explicatifs du hall d&rsquo;accueil en attendant pour cause de dépannage improvisé. Le ton est à la bonne humeur pour tous, sauf nous : bientôt une heure d&rsquo;immobilisation à cause d&rsquo;une agence pas très sérieuse.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2010" title="Elodie sur les rebords de Rano Kau" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/05/2012-04-12_Chili_Ile_de_Paques_IMG_4922.jpg" alt="Elodie sur les rebords de Rano Kau" width="470" height="313" /></p>
<p>Trente minute après de rechargement, nous poussons un cri de soulagement. Nous pouvons partir et ce n&rsquo;est sûrement pas grâce à Océanic qui ne sont pas venus nous dépanner. Le garde nous conseille vivement de retourner à l&rsquo;agence (qu&rsquo;il qualifiera d&rsquo;escroc), notre batterie est à peine rechargée. Il nous conseille aussi de changer de véhicule car nous étions à Orongo par chance, mais que se passera-t-il au fin fond de l&rsquo;île ? En effet, à Rapa Nui, il y a deux sites majeurs (30 000 pesos chilien l&rsquo;entrée des deux) avec chacun un centre d&rsquo;accueil et des gardes. Partout sur le reste de l&rsquo;île, il n&rsquo;y a personne, parfois aucune pancarte, souvent rejoint par de la piste cabossée et surtout, il n&rsquo;y a aucune couverture réseau. L&rsquo;île n&rsquo;est pas non plus visité par des milliers de touristes. Tomber en panne à Orongo, dès le début, était donc un signe !</p>
<p>Retour à Océanic, l&rsquo;agence de location. Un monsieur teste notre voiture pendant quinze minutes puis nous abandonne sans dire mot. La commerciale de ce matin arrive. &laquo;&nbsp;Nous n&rsquo;avons pas d&rsquo;autres véhicules aujourd&rsquo;hui. Je vous propose de repartir avec et si il y a le moindre problème, revenez au garage&nbsp;&raquo; Ah mais oui Madame mais on ne va pas être d&rsquo;accord. Que fait-on si on tombe en panne à l&rsquo;autre bout de l&rsquo;île ? Argument non réfutable apparemment car elle réfléchit longuement en silence. &laquo;&nbsp;Suivez moi&nbsp;&raquo;</p>
<p>Nous traversons l&rsquo;ensemble du garage, les bachotages pour ainsi dire, et la commerciale nous conduit face à un gros véhicule rouge. Il brille, il sent le citron à l&rsquo;intérieur, il a deux boites de vitesse et la radio est montée à fond. Elle nous tend les clefs et regarde rapidement le niveau d&rsquo;essence. &laquo;&nbsp;Vous revenez avec le niveau rempli au 3/4, c&rsquo;est à peu près ça&nbsp;&raquo;</p>
<p>Ce véhicule est proposé en temps normal pour 10 000 pesos chilien de plus et sa conduite est bien plus confortable. Nous ravalons notre agacement et tant pis pour nos deux heures perdues.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2021" title="En voiture! La voiture extérieur" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/05/2012-04-30_Chili_Ile_de_Paques_Auto_1.png" alt="En voiture! La voiture extérieur" width="470" height="264" /></p>
<p>Mais l&rsquo;histoire ne s&rsquo;arrête pas là.</p>
<p>Le soir, la journée finit, nous allons à l&rsquo;unique station service du village pour remplir &laquo;&nbsp;à peu près au 3/4&Prime;. Mais remplir avec quoi ?? Elodie cherche les papiers du véhicule et… rien. L&rsquo;échange de voiture s&rsquo;est fait tellement vite que nous n&rsquo;avons eu aucun papiers. Heureusement, le pompiste est là pour nous aider &#8211; en Argentine et au Chili, ce n&rsquo;est vous vous faites le plein.  Il est 19h, on croyait l&rsquo;aventure terminée lorsqu&rsquo;à cinq cent mètres de l&rsquo;agence, un contrôle routier se profile. Nous n&rsquo;avons pas de papier ! Nous retenons notre souffle, c&rsquo;est pas des rigolo les militaires au Chili rappelez-vous, la pomme… Mais notre bonne tête de touriste a du jouer en notre faveur car le militaire nous fait signe de circuler. Ouf, on sourit. Pas papiers mais aussi pas de constat du véhicule au départ ! En cas de moindre impact sur la voiture, nous pouvons être de mauvais fois !</p>
<p>Mais l&rsquo;histoire ne s&rsquo;arrête toujours pas là !</p>
<p>Il est 14h30, nous quittons un site en bord de côté avec deux ahu et des mois renversés. Fabien démarre et rejoint la route. Il rigole du format de la clef du véhicule : toute rikiki et toute simplette qu&rsquo;il dit.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2022" title="En voiture! La clé" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/05/2012-04-30_Chili_Ile_de_Paques_Auto_2.png" alt="En voiture! La clé" width="470" height="264" /></p>
<p>Elodie fouille ses poches, prise de panique. &laquo;&nbsp;Où sont les clefs de la chambre chez Lionel ??&nbsp;&raquo; Fabien sort de sa poche de son pantalon une clef… la clef de la voiture !! Paniqué il stationne sur un côté et retire la clef toute rikiki et simplette pour enfin mettre la vraie clef de la voiture, qui elle a une allure beaucoup plus imposante. L&rsquo;explication de notre erreur est simple : Lionel a attaché la clef de notre chambre a un gros porte clef avec le logo de notre loueur Océanic. Fabien a juste regardé le porte clef et non la clef pour démarrer la voiture. Et ça marche !! Il sait démarrer un 4&#215;4 avec une simple clef de chambre ! Nous explosons de rire. Notre voisin de table à l&rsquo;auberge a fait la même bêtise deux jours plus tôt dans un Jimny 4&#215;4 de Océanic, sauf qu&rsquo;il n&rsquo;avait pas pu retirer sa clef et nous nous sommes tous bien moqué de lui… Comment faire une boulette pareil, lui avait-on reproché ?</p>
<p>L&rsquo;histoire pourrait s&rsquo;arrêter là car les mésaventures sont finies.</p>
<p>Il est 17h30, nous sommes sur l&rsquo;unique plage paradisiaque de Rapa Nui. Nous nous baignons dans l&rsquo;océan Pacifique dans une eau turquoise, sur une plage de sable blanc. Face à nous, des palmiers et des moais. Ce seront les derniers que nous verront et le départ de cette plage, Anakena, n&rsquo;en que plus difficile.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2018" title="Anakena les palmiers" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/05/2012-04-18_Chili_Ile_de_Paques_IMG_6319.jpg" alt="Anakena les palmiers" width="470" height="313" /></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2019" title="Anakena la plage les moais" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/05/2012-04-18_Chili_Ile_de_Paques_IMG_6335.jpg" alt="Anakena la plage les moais" width="470" height="313" /></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2020" title="Elodie à Anakena" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/05/2012-04-18_Chili_Ile_de_Paques_IMG_6356.jpg" alt="Elodie à Anakena" width="470" height="313" /></p>
<p>Tant d&rsquo;année que nous rêvons de nous retrouver face à ces géants de pierre et il faut pourtant déjà leur dire aurevoir. 18h : il faut vraiment partir pour rendre le véhicule, faire le plein d&rsquo;essence, payer en cash l&rsquo;agence, blabla, vous connaissez l&rsquo;histoire.</p>
<p>Le retour à Hanga Roa est silencieux.</p>
<p>19h30 : le repas est intime avec Lionel. Nous avons une boule dans la gorge, car ce soir, nous sommes seuls à table.   Sur Rapa Nui, les moments forts n&rsquo;ont pas été concentré uniquement grâce aux vestiges et aux paysages.</p>
<p>Cela fait deux mois que nous sommes partis en tour du monde ; nous vivons cet aventure la plupart du temps à deux. Certes dans les auberges nous rencontrons du monde, des anglais, des australiens, des néo zélandais (beaucoup d&rsquo;anglophone en fait !), mais tous ne sont que passagers, trois &#8211; quatre jours. La discussion se limite à quelques heures dans un anglais scolaire le temps d&rsquo;une soirée autour d&rsquo;un barbecue ou d&rsquo;une bière. Voilà donc deux mois que nous avons quitté familles et amis.</p>
<p>Chez Lionel et Tita, notre auberge rappelons le, nous étions dix au total, tous francophones. Nous partagions nos petits déjeuner (jus de mangue frais du jardin de Tita pressés tous les matins… ça vous fait sortir du lit !) et nous passions toutes nos soirées ensemble autour d&rsquo;un bon repas, délicieux préparé par Tita ; huit personnes pendant une semaine entière avec qui nous avons parlé pendant des heures, échangé, rigolé, appris à découvrir. On était si heureux ! C&rsquo;était notre petite famille… Et là, à la veille du départ, nous revoilà seuls, en compagnie de Lionel très bavard ce soir. Nous sommes triste de quitter l&rsquo;île mais aussi d&rsquo;avoir dit aurevoir à tous nos compagnons.  La complicité avec des gens qui parlent la même langue que nous nous manque, il faut croire. Pendant un instant, sur cette île chez Lionet et Tita, notre voyage s&rsquo;est arrêté et nous étions chez nous. Comme chez nous, oui, c&rsquo;est ça.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2013" title="Chez Lionel repas &quot;en famille&quot;" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/05/2012-04-14_Chili_Ile_de_Paques_DSC_0104.jpg" alt="Chez Lionel repas &quot;en famille&quot;" width="470" height="312" /></p>
<p>Rem bobinage en avant : l&rsquo;avion décolle, les larmes coulent sur nos joues. Ce séjour sera inoubliable et nous espérons vous l&rsquo;avoir fait un peu partager.  Nous avons, à l&rsquo;heure actuelle, enfouis tous ces moments forts dans une boite (c&rsquo;est une image n&rsquo;est-ce pas) que l&rsquo;on gardera intacte et incassable.  Ioranna Rapa Nui ! A bientôt, c&rsquo;est ce que l&rsquo;on aimerait te dire ! Mais ne faisons pas d&rsquo;engagement probablement trop difficile à tenir.  Et puis, ce serait peut-être cassé cette boite trop parfaite que nous rapportons avec nous…</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2017" title="Tahai cinq moais coucher de soleil" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/05/2012-04-16_Chili_Ile_de_Paques_IMG_5726.jpg" alt="Tahai cinq moais coucher de soleil" width="470" height="313" /></p>
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		<title>Iaorana</title>
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		<pubDate>Sun, 29 Apr 2012 03:32:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Fabien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[03 RAPA NUI]]></category>
		<category><![CDATA[découverte]]></category>
		<category><![CDATA[émotion]]></category>
		<category><![CDATA[ile]]></category>
		<category><![CDATA[l'aventure commence ici]]></category>
		<category><![CDATA[voyage]]></category>

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		<description><![CDATA[Il fait encore nuit, le réveil sonne avec une douce musique (Fabien l&#8217;a choisi la plus agréable possible la veille) mais la sonnerie n&#8217;arrive pas à me sortir du lit. Nous avons très peu de temps devant nous et les valises sont déjà prêtes. Je n&#8217;ai presque pas fermé l&#8217;oeil de la nuit. Nous rejoignons [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Il fait encore nuit, le réveil sonne avec une douce musique (Fabien l&rsquo;a choisi la plus agréable possible la veille) mais la sonnerie n&rsquo;arrive pas à me sortir du lit. Nous avons très peu de temps devant nous et les valises sont déjà prêtes. Je n&rsquo;ai presque pas fermé l&rsquo;oeil de la nuit.</p>
<p>Nous rejoignons notre hôtesse pascuane, Tita, avec une lampe de poche pour traverser son joli jardin. Elle n&rsquo;est pas plus réveillée que nous. Il est six heure du matin. Petit crochet par une boite aux lettres pour une carte en retard. Dix minutes de voitures avec Tita affreusement courtes, c&rsquo;est paradoxal, en arrivant, elles me semblaient interminables. Notre hôte nous raconte sa journée, elle a mis un filet à la mer cette nuit et à six heure trente du matin, elle va aller le récupérer.</p>
<div class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align: justify;">
<dl id="attachment_1974" class="wp-caption aligncenter" style="width: 480px;">
<dt><img title="l'Ile de Paques par avion 1" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/04/Avion-2.jpg" alt="l'Ile de Paques par avion 1" width="470" height="351" /></dt>
</dl>
</div>
<p style="text-align: justify;">Huit heure du matin, il fait toujours nuit sur Rapa Nui (&laquo;&nbsp;l&rsquo;île de Pâques&nbsp;&raquo; en pascuan). L&rsquo;avion avance jusqu&rsquo;au bout-bout de la piste d&rsquo;atterrissage qui fait la longueur de l&rsquo;île ; on peut voir l&rsquo;océan Pacifique des deux côtés. Au loin, la lumière du soleil commence à luire, nous apercevons les formes des nombreux cratères volcaniques. Il règne un air nostalgique dans l&rsquo;avion.<span id="more-1969"></span></p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;aéroplaneur décolle, nous avons quitté le sol de Rapa Nui. Nous fixons à travers le hublot les contours de cette terre jusqu&rsquo;à ne plus rien voir. Je n&rsquo;en perdrais pas une miette. Mais c&rsquo;est trop rapide, l&rsquo;île est si petite. Laisse moi regarder encore un peu Fabien… non, c&rsquo;est fini, je ne vois plus rien.<br />
A cet instant, même s&rsquo;il ne l&rsquo;avouera pas, Fabien a les larmes qui lui coulent sur les joues et moi aussi.</p>
<p style="text-align: justify;">En préparant ce tour du monde, je ne m&rsquo;attendais pas à grand chose de l&rsquo;île de Pâques, contrairement à Fabien qui en avait son joker, un de ses plus grands rêves. L&rsquo;effet bluffant fut d&rsquo;autant plus énorme pour moi après la découverte de ce bout de terre &#8211; on peut parler de découverte oui ! Ma première rencontre avec un moai fut indescriptible et inoubliable. La surprise et l&rsquo;émotion furent si fortes (encore une fois, je ne m&rsquo;y attendais tellement pas) que mes jambes s&rsquo;arrêtent net ! Le moai est là, il me fixe, c&rsquo;est étrange. Je ne peux plus détourner mon regard, ça y&rsquo;est le charme a opéré… Ce séjour à Rapa Nui promet d&rsquo;être unique en son genre. Il faut croire qu&rsquo;il le fut car au décollage de l&rsquo;avion, c&rsquo;est le coeur presque brisé que nous abandonnons l&rsquo;île. Cette sensation est assez troublante.</p>
<p style="text-align: justify;">Je laisse la parole à Fabien, qui en avait rêvé des nuits entières, pour vous compter notre histoire sur l&rsquo;île de Pâques en compagnie de Lionel et Tita, nos hôtes, en compagnie d&rsquo;une famille et amis proches &laquo;&nbsp;temporaires&nbsp;&raquo; (le voyage est ainsi, n&rsquo;y voyez rien de négatif) et bien sûr de quelques centaines de moais ! Récit d&rsquo;une semaine sur une île aussi somptueuse que mystérieuse.</p>
<p style="text-align: justify;">***</p>
<p style="text-align: justify;">On dit que ce sont les vainqueurs qui écrivent l&rsquo;histoire. Sur cette île, il n&rsquo;y a pas de vainqueur, et pas plus d&rsquo;histoire, si ce n&rsquo;est celle très partiellement reconstituée par les scientifiques. Des statues reconstituées pour toute mémoire (ou presque). Que s&rsquo;est-il passé sur cette îlot isolé, aux antipodes de nos latitudes? Des questions que me travaillaient depuis des années. Alors, pourquoi ne pas aller voir directement sur place? Dans l&rsquo;avion qui nous emmène de Santiago à Rapa Nui (un vol intérieur au Chili de quatre heure trente tout de même, c&rsquo;est assez étrange)je sens <del>une pointe</del> une grande excitation  : qu&rsquo;allons nous découvrir? Ces lieux, avant d&rsquo;envisager ce voyage autour du monde, me paraissaient être inaccessibles, et sont maintenant à portée de main (ou d&rsquo;ailes en tout cas). Je scrute l&rsquo;écran de contrôle fourni aux voyageurs. L&rsquo;avion s&rsquo;approche dangereusement d&rsquo;une île triangulaire à peine plus grande que lui (… sur l&rsquo;écran, n&rsquo;est-ce pas, pas en vrai). La vitesse décélère, la distance diminue, mon rythme cardiaque, lui, accélère. Lors du virage de l&rsquo;appareil, je &laquo;&nbsp;la voie&nbsp;&raquo;, et nous nous disons qu&rsquo;elle est quand même plus grande que dans notre imagination : 165 kilomètres carrés, et trois points culminants, correspondants aux volcans maintenant inactifs ayant formé l&rsquo;île entre -3 000 000 d&rsquo;années et -11 000 ans. La piste d&rsquo;atterrissage est paradoxalement immense, elle sert de piste d&rsquo;urgence pour les navettes spatiales américaines (tant qu&rsquo;il y en a en vol). Les roues se posent sur le sol, l&rsquo;avion s&rsquo;arrête et les passagers applaudissent (ce qui a le don de m&rsquo;agacer, est-ce que vous applaudissez quand un serveur au restaurant vous apporte ce que vous avez commandé sans le renverser ?). A l&rsquo;ouverture des portes, je suis le premier dehors (nous étions à l&rsquo;arrière, et les portes arrières ont été ouvertes…), et reçois en récompense une bouffée de chaleur de l&rsquo;extérieur.</p>
<div id="attachment_1975" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-1975" title="l'Ile de Paques par avion 2" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/04/Avion1-copie.jpg" alt="l'Ile de Paques par avion 2" width="470" height="351" /><p class="wp-caption-text">l&#39;Ile de Pâques par avion, une autre vue</p></div>
<div id="attachment_1976" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-1976" title="Le second passager à être descendu" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/04/Elodie-LAN.jpg" alt="Le second passager à être descendu" width="470" height="351" /><p class="wp-caption-text">Le second passager à être descendu</p></div>
<p style="text-align: center;">L&rsquo;île de Pâques.</p>
<div id="attachment_1972" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-1972" title="Elodie avec son collier de fleurs" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/04/IMG_4632.jpg" alt="Elodie avec son collier de fleurs" width="470" height="705" /><p class="wp-caption-text">Elodie avec son collier de fleurs traditionnellement offert lors de l&#39;arrivée d&#39;étrangers sur l&#39;île</p></div>
<p style="text-align: justify;">Sitôt les bagages dans la chambre, direction la côte, il est déjà dix-huit heure et nous devons être de retour à dix-neuf heure trente, pour le repas avec les autres convives. Après quelques minutes de descente un peu aléatoires (nous allons vers la côte, oui, mais où, ça nous n&rsquo;en sommes pas sûrs…), c&rsquo;est le choc : cinq moais (ou ce qui en reste) nous observent.<br />
L&rsquo;instant <del>chiant</del> science : Un moai est une statue spécifique à l&rsquo;île, sculptée entre le XI et le XVII ème siècle environ, de grande taille (entre 1,5 (rare) et 4 mètres en moyenne, environ 20 à 30 tonnes) qui, d&rsquo;après les connaissances actuelles, représenteraient les ancêtres des sculpteurs, devenues des demi-divinitées après leur mort et protégeant le village, ses habitants, cultures et élevages à l&rsquo;aide de leur &laquo;&nbsp;mana&nbsp;&raquo; (une sorte de magie, d&rsquo;aura puissante). Ces statues sont installées sur des ahu, des talus créés pour ériger les statues et permettre d&rsquo;enfouir les corps des illustres défunts, augmentant au fil des générations. (fin de l&rsquo;instant science, mais rassurez-vous, il y en aura d&rsquo;autres!) Nous restons là, sans oser bouger, à quelques mètres des statues : elles nous fascinent, et on ne peut pas s&rsquo;en approcher pour deux raisons, la première, scientifique, étant qu&rsquo;il faut les conserver en état et donc pas les toucher, la seconde, spirituelle, étant que les ahu, encadrant au sol les statues, sont toujours considérées comme sacrées et ne doivent pas être foulées.. Nous voici donc devant ces mastodontes centenaires nous observant, l&rsquo;océan qui commence à s&rsquo;agiter derrière, et les nuages donnât une teinte variant du gris à l&rsquo;orange dans ce ciel tourmenté de fin de journée.</p>
<div id="attachment_1971" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-1971" title="Tahai, cinq moais" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/04/IMG_4700.jpg" alt="Tahai, cinq moais" width="470" height="313" /><p class="wp-caption-text">Site de Tahai, cinq moais au crépuscule</p></div>
<p style="text-align: justify;">Le temps passe à une allure folle sans que nous ne réalisions pourquoi, et il est déjà temps de prendre le chemin du retour. Six moais vus en deux heure trente. Sur plus de neuf cent recensés. Le repas sera l&rsquo;occasion de rencontre notre &laquo;&nbsp;famille d&rsquo;une semaine&nbsp;&raquo;, et accessoirement de peaufiner notre programme de la semaine.</p>
<div id="attachment_1973" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-1973" title="Tahai, moai avec ses yeux" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/04/IMG_4650.jpg" alt="Tahai, moai avec ses yeux" width="470" height="705" /><p class="wp-caption-text">Sur le site de Tahai, un moai avec ses yeux (reconstitution)</p></div>
<div id="attachment_1970" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-1970" title="Tahai, moai seul" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/04/IMG_4660.jpg" alt="Tahai, moai seul" width="470" height="313" /><p class="wp-caption-text">Site de Tahai, moai seul</p></div>
<p style="text-align: justify;">Le lendemain, rendez-vous est donné à 10 heures pour découvrir deux sites majeurs dans la découverte de l&rsquo;île : Vinapu et le village cérémonial d&rsquo;Orongo.<br />
Le premier, Vinapu, se situe dans un champ aux herbes hautes, tirant vers le jaune et battu par les vents, et est constitué de deux Ahu avec moais abattus bâtis sur au moins huit générations, avec des phases d&rsquo;abandon puis de reprise du site quelques générations plus tard. Mais ce n&rsquo;est sans doute pas ce qui frappe le plus sur le site : un oeil avisé (c&rsquo;est à dire pas nous) aura vite remarqué que le mur arrière de cet ahu présente des similarités stupéfiantes avec les constructions les plus avancées de l&rsquo;empire Inca, en particulier la découpe des pierres très précise et des angles biseautés qu&rsquo;on ne retrouve que dans les constructions les plus évoluées du peuple ayant vécu sur le continent sud Américain. Pourtant, il n&rsquo;est pas fait mention dans la tradition d&rsquo;une arrivée depuis le continent (enfin pas vraiment, on parle d'&nbsp;&raquo;oreilles courtes&nbsp;&raquo; et d'&nbsp;&raquo;oreilles longues&nbsp;&raquo; parfois), mais bien depuis les îles occidentales de Polynésie , dont Rapa Nui constitue le point le plus éloigné à l&rsquo;est (les autres extrêmes de la Polynésie étant la Nouvelle-Zélande à l&rsquo;ouest et Hawaï au nord) et dont une partie des traditions a été &laquo;&nbsp;importée&nbsp;&raquo; avec ses habitants ; nous faisons face à un premier mystère : qui a pu construire ce mur, sachant que les techniques employées n&rsquo;étaient connues que par les élites des Incas? Nous n&rsquo;aurons pas la réponse, mais des débats enflammés entre Lionel (notre guide et hôte) qui vit sur l&rsquo;île depuis dix-huit ans, et Christian, guide belge installé au Pérou depuis trente ans, visitant Rapa Nui avec nous…</p>
<div id="attachment_1977" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-1977" title="Vinapu, d'étranges coincidences…" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/04/IMG_4732.jpg" alt="Vinapu, d'étranges coincidences…" width="470" height="313" /><p class="wp-caption-text">Vinapu, d&#39;étranges coincidences…</p></div>
<div id="attachment_1983" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-1983" title="Vinapu, détail de la taille des pierres" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/04/IMG_4737.jpg" alt="Vinapu, détail de la taille des pierres" width="470" height="705" /><p class="wp-caption-text">Vinapu, détail de la taille des pierres</p></div>
<p style="text-align: justify;">Le second lieu est le village cérémonial d&rsquo;Orongo, situé en haut du volcan Rano Kau, sur le rebord du cratère, à l&rsquo;extrême sud de l&rsquo;île. Le village, datant du XVII ème siècle environ, a été bâti pour répondre à un nouveau culte, apparu lors du déclin des matières premières sur l&rsquo;île (ravagées par l&rsquo;homme pour créer leurs habitats, pêcher, mais aussi transporter les moais ou faire la guerre) : celui de &laquo;&nbsp;l&rsquo;homme-oiseau&nbsp;&raquo; : un membre de chaque clan ( on estime à onze le nombre de clans répartis sur l&rsquo;île à ce moment là) était choisi pour ses performances physiques par son chef de clan. Vers le retour du printemps, les sportifs élus devaient aller sur l&rsquo;îlot de Moto Nui, à quelques dizaines de mètres de la côte, y monter et attendre qu&rsquo;un oiseau vienne y pondre. Au moment venu, il devait se saisir de l&rsquo;oeuf et aller crier le nom de son clan en direction des habitants et des chefs. Le chef de son clan devenait alors responsable de la bonne gestion des vivres : définir le début de la semence et les moissons, quand et où aller pêcher, quelle tribu recevait  quelle quantité de nourriture… Le village, partiellement reconstitué, nous montre des maisons de pierres très basses, à la forme de bateaux renversés, aux entrées de moins de un mètre carré, face à la mer : c&rsquo;est là que vivaient les sportifs, les prêtres et les chefs en attendant le jour déclaré du retour du printemps. L&rsquo;endroit est emprunt d&rsquo;une sorte de magie : du haut ce lieu de culte, on croirait encore ressentir la force et l&rsquo;énergie déployée chaque année par les habitants, la force de leurs croyances, l&rsquo;intensité des moments passés ; le cratère, parfaitement rond, contient une sorte de lagon hérissé de roseaux, est séparé de l&rsquo;océan par les bords réguliers du cratère, sauf en un seul point qui constitue une brèche (élevée, rien n&rsquo;entre ou ne sort) vers la mer. Les pierres du village sont gravées de centaines de représentations de &laquo;&nbsp;l&rsquo;homme-oiseau&nbsp;&raquo;, mais aussi du dieu Maké Maké, le créateur de la vie. Ces gravures en haut relief appuient sur cette ambiance mystique, et on ressort comme en transe.</p>
<div id="attachment_1980" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-1980" title="Maisons du village d'Orongo" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/04/IMG_4817.jpg" alt="Maisons du village d'Orongo" width="470" height="313" /><p class="wp-caption-text">Maisons du village d&#39;Orongo</p></div>
<div id="attachment_1979" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-1979" title="Détail d'une entrée de maison" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/04/IMG_4814.jpg" alt="Détail d'une entrée de maison" width="470" height="313" /><p class="wp-caption-text">Détail d&#39;une entrée de maison</p></div>
<div id="attachment_1982" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-1982" title="A l'arrière, l'ile de Moto Nui, en premier plan des pétroglyphes de l'homme-oiseau" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/04/IMG_4902.jpg" alt="A l'arrière, l'ile de Moto Nui, en premier plan des pétroglyphes de l'homme-oiseau" width="470" height="313" /><p class="wp-caption-text">A l&#39;arrière, l&#39;ile de Moto Nui, en premier plan des pétroglyphes de l&#39;homme-oiseau</p></div>
<div id="attachment_1981" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-1981" title="Pétroglyphes de l'homme-oiseau" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/04/IMG_4874.jpg" alt="Pétroglyphes de l'homme-oiseau" width="470" height="313" /><p class="wp-caption-text">Pétroglyphes de l&#39;homme-oiseau</p></div>
<div id="attachment_1985" style="width: 805px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-1985" title="Panorama depuis Rano Kau" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/04/Panorama-depuis-Rano-Kau.jpg" alt="Panorama depuis Rano Kau" width="795" height="280" /><p class="wp-caption-text">Panorama depuis Rano Kau</p></div>
<p style="text-align: justify;">Je vais vous épargner le récapitulatif exhaustif de nos activités quotidiennes (oui, même sur un caillou dans le Pacifique nous faisons la lessive et les courses, nous prévoyons la suite et entretenons de la correspondance!) mais nos journées sont bien occupées : marches à travers l&rsquo;île (nous nous sommes perdus), sur la côte (nous nous sommes perdus), dans le village (<del>nous nous sommes perdus</del> non, non, pas cette fois) et nous découvrons les lieux d&rsquo;histoire : la carrière dont toutes les coiffes des statues sont issues (un cratère de volcan aux tonalités rouges à cause du souffre), la plage d&rsquo;Anakena tout au nord dont on dit qu&rsquo;elle a été le lieu d&rsquo;arrivée des premiers hommes sur l&rsquo;île, et qui est vraiment une superbe plage soit dit en passant, mais également Te Pito Kura, &laquo;&nbsp;le nombril de l&rsquo;univers&nbsp;&raquo; ou tout du moins &laquo;&nbsp;le nombril de l&rsquo;île&nbsp;&raquo;, le point qui, dit-on, est le centre énergétique des lieux (je ne l&rsquo;ai pas franchement ressentie). Durant tous nos déplacements nous sommes frappés par la pauvreté de arbres de l&rsquo;île, une sorte de désolation, qui s&rsquo;explique par sa tragique histoire, vous le verrez plus tard… Cependant, plusieurs sites ont plus attirés nos yeux d&rsquo;étrangers dans les différents endroits ou nous avons été…</p>
<div id="attachment_1987" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-1987" title="Coiffes en attente de partir…" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/04/IMG_5872.jpg" alt="Coiffes en attente de partir…" width="470" height="313" /><p class="wp-caption-text">Coiffes en attente de partir…</p></div>
<div id="attachment_1986" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-1986" title="Détail d'une coiffe" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/04/IMG_5086.jpg" alt="Détail d'une coiffe" width="470" height="313" /><p class="wp-caption-text">Détail d&#39;une coiffe</p></div>
<div id="attachment_1989" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-1989" title="Anakena, sa plage, ses palmiers, ses moais" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/04/IMG_6330.jpg" alt="Anakena, sa plage, ses palmiers, ses moais" width="470" height="313" /><p class="wp-caption-text">Anakena, sa plage, ses palmiers, ses moais</p></div>
<div id="attachment_1988" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-1988" title="Un site comme on en rencontre des dizaines sur les côtes" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/04/IMG_6055.jpg" alt="Un site comme on en rencontre des dizaines sur les côtes" width="470" height="313" /><p class="wp-caption-text">Un site comme on en rencontre des dizaines sur les côtes</p></div>
<div id="attachment_1978" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-1978" title="Une vie sans arbre" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/04/IMG_4766.jpg" alt="Une vie sans arbre" width="470" height="313" /><p class="wp-caption-text">Une vie sans arbre</p></div>
<div id="attachment_1984" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-1984" title="Sans arbre, où que ce soit" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/04/IMG_6065.jpg" alt="Sans arbre, où que ce soit" width="470" height="313" /><p class="wp-caption-text">Sans arbre, où que ce soit</p></div>
<p style="text-align: justify;">Tongariki par exemple : comment ne pas rester coi devant cette armée de statues colossales (quinze au total) fixant vers le centre des terres, comme tous les moais, si massifs côte à côte, tel une ligne de front avançant? Ma mâchoire s&rsquo;en décrocherait presque, et je reste pantois devant ce qui semble être un extraordinaire déploiement de forces humaines pour déplacer toute cette pierre depuis le centre de l&rsquo;île : on peut se demander pourquoi, mais encore une fois aucune explication n&rsquo;est fournie, non pas parce qu&rsquo;on ne nous les donne pas mais surtout parce que personne n&rsquo;est en mesure de nous les fournir : à partir du XVII ème siècle, les habitants sont en surnombres et des guerres entre clans sont déclenchées, la faute à des famines et à la perte de certains repères ; pendant longtemps prospères et protégés par les moais, les habitants ont pillé les ressources naturelles, provoquant une disparition rapide de la majorité des arbres sur l&rsquo;îlot, accompagné par, a priori, quelques catastrophes naturelles : accusant les tribus voisines de tous leurs maux, les guerres civiles démarrèrent. Pour vaincre leurs adversaires, ils devaient bien sûr les affronter, mais aussi les affaiblir en jetant à terre les statues des ancêtres les protégeants (tout du moins, c&rsquo;est une des versions qui expliquent la chutes des colosses de pierre). Des guerres donc fratricides, accompagnés ultérieurement de la déportation de presque tous les habitants (nobles et prêtres, ayant les connaissances séculaires, y compris) dans des mines péruviennes auront eu raison de la mémoire de l&rsquo;île. Tongariki aura été, comme tous les moais debout de Rapa Nui, reconstitué entre les années 50 et 90 par des archéologues en quête de vérité tant sur la fabrication que sur le mode de transport des statues. Par deux fois nous reviendrons devant cette alignement si spectaculaire et par deux fois j&rsquo;aurai le même frisson, de respect et de terreur, face à eux.</p>
<div id="attachment_1990" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-1990" title="Nestor devant Tongariki" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/04/IMG_5308.jpg" alt="Nestor devant Tongariki" width="470" height="313" /><p class="wp-caption-text">Nestor devant Tongariki</p></div>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1991" title="Nous devant Tongariki" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/04/IMG_6307.jpg" alt="Nous devant Tongariki" width="470" height="313" /></p>
<div id="attachment_1992" style="width: 806px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-1992" title="Tongariki" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/04/Tongariki-copie.jpg" alt="Tongariki" width="796" height="164" /><p class="wp-caption-text">Tongariki</p></div>
<p style="text-align: justify;">Le dernier site dont je souhaitais parler est le volcan Rano Raraku, &laquo;&nbsp;la carrière&nbsp;&raquo; des moais : toutes les sculptures sans exception ont été taillées dans ou autour du cratère de ce volcan, dans une pierre tendre (mélange de cendres volcaniques compressées et de basalte), puis trainées par des hommes jusqu&rsquo;à leur destination, parfois plusieurs kilomètres plus loin (jusqu&rsquo;à douze kilomètres!) malgré leur taille parfois démesurée et leur poids en conséquence… Déjà, avant d&rsquo;arriver, nous nous questionnions : des moais renversés semblent avoir été abandonnés tout le long du trajet entre la côte et le volcan, et en arrivant… quelle claque! Je n&rsquo;ai pas pu m&rsquo;empêcher de lâcher un juron en arrivant sur la colline : des dizaines de statues semblent avoir été abandonnées ici, dans un état d&rsquo;avancement variable, comme si les ouvriers avaient soudainement abandonné leur travail pour ne plus jamais y revenir. Le site est absolument fantastique et vaudrait à lui tout seul le déplacement depuis le continent (enfin c&rsquo;est mon avis). De nouveau, et comme lors de l&rsquo;atterrissage et lors de notre première rencontre avec un moai, j&rsquo;ai le coeur qui bat trop vite pour sa moyenne habituelle. Partout où le regard se pose, des statues, même à flanc de roc, même au raz du sol. Entourés. et subjugués. Nous passerons des heures ici, dans un endroit qui pourtant ne doit pas faire plus de cent-cinquante mètres de long.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1995" title="Moais regardant vers l'étranger de passage" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/04/IMG_6166.jpg" alt="Moais regardant vers l'étranger de passage" width="470" height="313" /></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1996" title="La carrière de Rano Kau" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/04/IMG_6201.jpg" alt="La carrière de Rano Kau" width="470" height="313" /></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1993" title="La carrière de Rano Kau 2" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/04/IMG_6091.jpg" alt="La carrière de Rano Kau 2" width="470" height="313" /></p>
<p style="text-align: justify;">J&rsquo;aurais souhaité que ce moment ne s&rsquo;arrête jamais. Quand j&rsquo;étais petit, il y avait dans le jardin d&rsquo;une de mes grand-mères une sculpture boisée qui servait de tuteur à un arbuste, ou bien le contraire (l&rsquo;arbre, dans ma mémoire, n&rsquo;a jamais grandi), de type polynésien, noir et usé par la pluie et le froid, climat si différent de celui qui l&rsquo;avait vu naitre. Mais sur mon trotteur (et sur mes jambes, aussi) il me faisait peur et je ne m&rsquo;en approchais jamais, bien que je ne l&rsquo;ai jamais dit à personne. Je croyais qu&rsquo;il me regardait. J&rsquo;étais sûr qu&rsquo;il me regardait, et je ne voulais pas m&rsquo;en approcher. Ces statues me faisaient le même effet. Ces images de statues géantes et énigmatiques, ces creux pour des yeux qu&rsquo;on ne verra jamais mais qui pourtant nous transpercent en un instant, ces moues sur les visages qui sont tant de marques visant à nous mettre au respect… Terreur et respect, surtout que si petit je dominais la boiserie, là c&rsquo;était loin d&rsquo;être le cas! J&rsquo;aurais souhaité que l&rsquo;avion ne re-décolle pas déjà le lendemain… Rapa Nui a changé notre voyage, nous a changé, sans que je puisse définir en quoi. Peut-être que ces statues nous ont transféré du Mana, de la sagesse ou que sais-je encore? J&rsquo;aurais souhaité que ce séjour sur se prolonge… encore un peu…</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-1997" title="fabien devant moais" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/04/IMG_6108.jpg" alt="fabien devant moais" width="470" height="705" /></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-1994" title="Elodie bisou moai" src="http://www.2ci2la.fr/wp-content/uploads/2012/04/IMG_6128.jpg" alt="Elodie bisou moai" width="470" height="313" /></p>
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